A son avènement au pouvoir en 2009, Ali Bongo, avait sonné le glas des gaspillages et de la dilapidation des fonds publics. Chose appréciée et saluée de tous. Mais cinq ans après son discours, sa volonté s’apparente à un leurre. L’orthodoxie financière est mise à mal par son goût immodéré du luxe et ses rêves d’enfance. De Libreville, à Londres, en passant par Paris, New-York, etc., Ali se fait remarquer par ses folies de grandeur. Tout cela aux frais du peuple gabonais. C’est l’histoire d’un fils gâté, qui continue à réaliser ses rêves avec l’argent du contribuable. A plus de 55 ans, Ali Bongo Ondimba ne semble pas avoir achevé sa crise d’adolescence. Il se livre à toutes sortes de folies onéreuses partout où il passe. Achat d’un baby foot en cristal, organisation de courses de bateau, carnaval des femmes brésiliennes dévêtues, compétitions sportives coûteuses, achat des véhicules rutilants, des résidences parmi les plus inabordables du monde, achat d’un jet privé à son épouse etc.
Le président de la République est tout sauf un modèle d’orthodoxie financière. Selon nos recherches, les Rolls Royces et autres Bentley qu’il avait commandés après sa prise de pouvoir en 2009 ont couté 10 milliards F CFA à l’Etat gabonais. Et dire que chaque année, il doit se procurer tous les nouveaux modèles de luxe qui sortent des plus célèbres usines automobiles du monde. Ses proches le décrivent comme un homme obsédé par un luxe ostentatoire, qui n’hésite pas de dépenser des fortunes pour des mirabelles. ‘’Il aime le luxe et il n’achète que ce qui fait la différence. Il veut souvent se placer au-dessus des autres ‘’, confie un proche de la famille du chef de l’Etat gabonais. Et de couvrir le caractère de ce dernier par l’enfance qu’il a connue au sein de sa famille. ‘’Fils de président, il était un fils gâté. Il pouvait aller arrêter la discussion entre son père et ses homologues pour lui présenter le catalogue d’une nouvelle version de voitures qu’il voulait se procurer ‘’, souligne l’un des proches collaborateurs d’Ali Bongo Ondimba. Ainsi, depuis son arrivée à la tête du Gabon, la présidence de la République ne dépense pas moins de 500 milliards F CFA par an, d’après une source proche du palais. Selon un journal britannique, Ali Bongo aurait dépensé 20 milliards F CFA à l’achat de la maison de Mayfair du magnat de l’immobilier irlandais Derek Quinlan.
Il utilise donc des fonds publics pour s’offrir des gâteries immobilières pour combler en priorité ses propres besoins pendant que le peuple nage dans le sous-développement et la misère. Depuis 2009, il a acquis en priorité, trois propriétés à l’étranger pour près de 100 milliards F CFA, ajoute un autre journal anglais. L’autre grande acquisition, précise le journal, est l’Hôtel de Maisons, également appelé Hôtel de Longueil, situé au 49/51 rue de l’Université à Paris. Il a été vendu le 21 avril 2010 à l’Etat Gabonais pour environ 100 millions d’euros dans des circonstances hasardeuses. Le président du Gabon Ali Bongo serait le principal bénéficiaire de cette transaction. A en croire ‘’La Lettre du Continent’’, Ali Bongo s’est offert la villa située dans le quartier huppé de La Sablière à Libreville, jadis propriété de sa défunte sœur Albertine Amissa Bongo. Le coup de l’acquisition était évalué à 5 milliards F CFA et la vendeuse n’était autre que sa mère Joséphine Kama Dabany, avance le journal confidentiel. La villa serait destinée à la fille ainée d’Ali Bongo Ondimba, Malika Dossou Bongo, du reste, maire adjoint de la commune d’Akanda. Les véhicules et gadgets occupent une place d’élite dans les dépenses d’Ali Bongo Ondimba, révèlent ses proches. Il a acquis une Bentley à plus de 200.000 euros, une Ferrari 456 GTA à 75 000 euros, une Mercedes S600 limousine à 158 200 euros et une Porsche 911 Carrera à 81 116 euros.
Par ailleurs, la course de F1 de bateaux au Gabon a coûté 19 milliards F CFA à l’Etat gabonais. Entre avril 2010 et avril 2011, Ali Bongo Ondimba et son épouse ont dépensé dans les restaurants huppés français 926 000 euros, dont 144 000 euros chez Hermès et 132 000 euros chez Van Cleef. Près d’un million d’euros chez Hermès et Van Cleef réglés avec quatre cartes American Express Centurion. Disponible uniquement sur invitation, la carte Centurion est l’apanage des grosses fortunes de la planète. Le match de football qui avait opposé les équipes nationales Brésil-Gabon, joué à la demande d’Ali Bongo Ondimba, aurait coûté 1 million de dollars payé par le contribuable. Son épouse a dépensé un million d’euros dans un magasin de luxe à Paris, au rythme 656 millions FCFA en un jour. Lors d’un séjour parisien, le couple présidentiel gabonais a dormi dans la suite royale n°115. Quatre nuits à 5.575635 F CFA la nuitée, soit 22.302 538F CFA. A cela s’ajoutent une suite bureau à 34 000 euros (22.302 538F CFA) , une salle d’attente à 3 900 euros (2.558232 F CFA), un secrétariat à 3 900 euros (2.558232 F CFA), une chambre simple à 3 120 euros (2. 46 570 F CFA), quatre chambres ‘’Suite Royale’’ à 12 480 euros (8.018 343 F CFA et trois suites junior 19 680 euros pour les enfants (12. 909 234F CFA).
Ce qui fait une facture de 111 380 euros (73. 060 491 F CFA). L’autre partie de la délégation logée avant et pendant la visite à l’hôtel Prince de Galles a déboursé 78 480 euros. Ce qui correspond à deux dites ‘’Champagne’’, huit chambres supérieures et 20 chambres simples. Enfin, un troisième groupe d’accompagnateurs avait été hébergé dans 24 chambres de luxe à l’hôtel Méridien Etoile. Il a quitté l’établissement en laissant un chèque de 53 760 euros (35. 264 248 F CFA). Au total, le coût d’hébergement de l’étape parisienne de la délégation gabonaise s’est élevé à 243 620 € (159.804 200 F CFA), d’après nos informations. La cagnotte de la Coupe d’Afrique des nations organisée par le Gabon était chiffrée à 400 milliards F CFA, soit 610 millions d’euros. La société GL Events a encaissé du Gabon 7 milliards F CFA pour avoir organisé au Gabon la cérémonie de clôture de la 28e Coupe d’Afrique des nations de football. Les folies financières du président Ali Bongo Ondimba ne s’arrêtent pas là. Il fait un don de deux millions cinq cent mille dollars américains (US$ 2.500.000) à la Somalie.
Il a aussi été l’un des premiers chefs d’Etat à faire un don de 1 million dollar soit plus de 500 millions de F CFA pour venir en aide à Haïti après le séisme. Tout comme au Japon auquel il a fait un don de un million de dollars, soit plus de 500 millions F CFA au Japon en mars 2011 lors du séisme et tsunami. Il a également fait don d’un milliard F CFA à l’Unesco, à Paris. Sa bonté intéressée s’est étendu à l’Université de l’Oregon des Etats-Unis auquel il aurait offert 54 milliards F CFA. La star américaine R. Kelly a été payée à plus de 1 million de dollars pour un seul chant solitaire en playback de son succès ‘’I believe I can fly’’, devant Ali Bongo et ses invités pour l’inauguration de la fameuse zone économique de Nkok. Ali Bongo Ondimba, grand bluffeur de son époque, ne néglige pas le volet vestimentaire. En 2010, il a dépensé 88.000 euros en espèces pour l’achat des costumes chez Pape N’Diaye, couturier renommé, installé en France. La liste de folies onéreuses d’Ali n’est pas achevée. Les dépenses ainsi chiffrées ne sont que la face perceptible de l’iceberg. Au quotidien, le locataire du palais présidentiel gaspille des fonds publics pour des amusements. Or, le Gabon est empêtré dans une extrême indigence.
GV


