L’accord signé entre le Gabon et l’Egypte offre des bénéfices mutuels aux deux pays
pour accroître leurs échanges commerciaux. Il intègre des termes qui permettent
d’insuffler une dynamique à leurs relations : les échanges réguliers sur les informations
économiques les opportunités, la promotion et la protection mutuelle des
investissements et la mise en place en place d’un mécanisme de suivi de la mise en
œuvre de l’accord pour ne citer que ceux-là.
Pour le Gabon, qui s’est lancé dans une politique de diversification et d’industrialisation
de son économie en vue de dynamiser ses exportations, les avantages à tirer sont
considérables, notamment dans certains secteurs hors pétrole tels que le bois, la pêche
et l’agro-alimentaire.
L’Egypte est un grand importateur de bois scié avec une demande annuelle de 1,09
milliards de dollars. Le Gabon, qui se place au 4ème rang des fournisseurs africains de
produits issus de la transformation du bois en Egypte, pourrait potentiellement se hisser
au 2ème rang à travers cet accord. La transformation du bois au Gabon a connu une
évolution positive depuis l’application en 2009 de la mesure d’interdiction de
l’exportation de bois en grume. Les exportations de produits semi-finis ont connu une
hausse de 11% et le chiffre d’affaires du secteur a augmenté de 5,2% de même que le
nombre d’unités de transformation.
S’agissant de la pêche, les importations annuelles de crustacés en Egypte représentent
100 millions de dollars avec pour principal fournisseur en Afrique la Tunisie. Le Gabon,
qui exporte ses crustacés vers Hong Kong, l’Irlande et le Congo, a l’opportunité
d’ajouter l’Egypte parmi les importateurs de ses ressources halieutiques.
Concernant l’agro-alimentaire, la SUCAF (société gabonaise) qui produit 27 000 tonnes de sucre par an pourrait bénéficier, à travers l’accord, d’un investissement égyptien –
l’Egypte figure parmi les plus grands producteurs africains – pour accroître ses capacités
de production et répondre à la demande locale qui s’élève à 35 000 tonnes par an. Les
8000 tonnes supplémentaires qui permettent de combler ce déficit d’offre proviennent
de l’étranger.
Le renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays concerne également le
ciment et les ressources minières.
Dans le cadre de ce nouvel accord, le développement des échanges commerciaux entre
le Gabon et l’Egypte se basera sur des co-investissements, des investissements directs
et des partenariats publics privés.
Sources : Agence nationale de promotion des investissements, Ministère de l’Economie,
de la Prospective et de la Programmation du développement, Bureau de coordination du
Plan stratégique Gabon émergent.
PP


