Football: Coupe du monde Russie 2018: C’est pour le Nigéria et l’Egypte

Le Nigeria sera du voyage en Russie. Les Super Eagles ont battu au Godswill Akpabio International Stadium d’Uyo l’équipe qui se présentait comme la dernière à pouvoir lui barrer la route de la Coupe du monde.

La victoire fut longue à se dessiner puisque seulement acquise à un quart d’heure du coup de sifflet final. Les Zambiens auxquels on promettait une défaite, ont offert une résistance farouche. Les Super Eagles se sont procurés la première véritable occasion sur un centre de Moïse Simon pour son camarade Odion Ighalo, hélas pour son équipe, en retard sur le ballon (17’). La domination des hommes de Gernot Rohr, sans résultat, a bien failli être mise à mal par les Chipolopolos avant la mi-temps sur deux actions de Leon Balogun, notamment une frappe repoussée par la transversale (36’). Dans le même temps ni John Obi Mikel, ni Ighalo, ni Simon ne parvenaient à troubler la sérénité du gardien Kennedy Mweene qui se mettra en évidence peu après la mi-temps grâce à une superbe intervention devant Wilfred Ndidi dont le ballon prenait la direction du but.

La pression s’accentua sur les buts zambiens, et la délivrance allait venir du banc ! A peine rentré, le joueur d’Arsenal Alex Iwobi joliment servi par Abdullahi Shehu concluait avec sang-froid (1-0, 73’). Le Nigeria tamponnait son passeport pour la Russie !

Le Nigeria participera pour la sixième fois depuis 1994 à la phase finale de la Coupe du monde. Il n’a manqué qu’une seule édition, celle de 2006, en Allemagne et atteint trois fois les huitièmes de finale ; 1994, battue par l’Italie après prolongations (1-2), 1998, battue par le Danemark (1-4), et 2014, sortie par la France (0-2). Au total les Nigérians ont disputé 18 matches, en ont gagné 5 pour 3nuls et 10 défaites. Ils ont marqué 20 buts et encaissés 26.

Concernant l’Egypte, il fallait avoir les nerfs solides dimanche soir dans les tribunes du Borg Al Arab Stadium, à Alexandrie, devant son poste de télévision ou les yeux bloqués sur son smartphone. L’Egypte s’est qualifiée pour la Coupe du monde Russie 2018. Mais quelle fin de match. Les Pharaons sont passés très très proches du pire.

Petit retour en arrière.
Samedi à Kampala, l’Ouganda et le Ghana font match nul. L’Egypte n’a plus besoin que d’une victoire pour gagner le voyage en Russie, sans attendre la dernière journée éliminatoire. Dimanche, en début de soirée à Alexandrie, les Pharaons accueillent les Diables rouges du Congo, déjà dans les choux. Les hommes de Sébastien Migné n’ont rien à gagner dans ce match qu’il faut bien jouer car il figure au programme bien que la qualification leur soit désormais impossible. Et pourtant, ils ont failli mettre l’Egypte dans l’obligation d’aller gagner lors de la dernière journée au Ghana.

Les joueurs de l’Argentin Hector Cuper, probablement, tenaillés par la peur de mal faire et de s’attirer les foudres de leur public ont dû attendre l’heure de jeu pour se libérer juste un peu. Mohamed Salah met les siens sur orbite ! Le milieu de terrain de Liverpool profite d’un service de la tête de Mohamed El Neny pour contrôler et enchaîner d’une frappe (1-0, 62’).

C’est bien mais rien n’est fait. Les Egyptiens sont dans une situation délicate. Ils mènent mais ils sont sous la menace d’une erreur et d’une égalisation congolaise. Et c’est ce qui se produira peu avant la fin du temps règlementaire. Le remplaçant Arnold Bouka est au deuxième poteau lorsqu’il reçoit le cuir. Sa volée fait mouche et laisse les fans égyptiens sans voix. L’Egypte n’était plus qu’à deux minutes du bonheur…Déjà certains spectateurs avaient quitté les bancs, dépités par cette terrible contre-performance qui venait reporter à plus tard un voyage pour la Russie très menacé et que le pays attend depuis 1990…Mais il restait le temps additionnel. Et le miracle a eu lieu. Un pénalty pour les Pharaons. Salah s’élance et trompe Barel Mouko (90+5).

Il faut le lire pour le croire. C’est une histoire qu’on se racontera pendant longtemps dans les foyers égyptiens. C’est la fin de la scoumoune qui avait constamment affecté le football égyptien qui, depuis 27 ans, attendait cette qualification qui avait toujours refusé de s’offrir au géant du football africain.

CAF

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