
Aujourd’hui, le Fé’STIVAL qui en est à sa cinquième édition, tient une place très importante dans les pratiques des danseurs au Gabon. De très nombreux danseurs et groupes de danseurs s’y mesurent les uns contre les autres. Et donc, le Fé’Nomène battle, pratique en constante évolution s’inscrit dans une culture qui prône l’innovation par la créativité de ses participants et se propose d’être une fête sensorielle fondée sur le partage des émotions.
Le Fé’STIVAL organisé sans discontinuité à Libreville depuis 2013, a proposé cette année et comme depuis le début de l’aventure, un thème particulier, des tranches d’âge, un niveau requis pour y participer, un fonctionnement en équipe ou en individuel, des prix pour les gagnantes. Le choix des disciplines dansées durant le battle et la gestion du temps a bien été coordonnés par l’association Danse Fé. Un jury a même été sollicité avec des juges qui sont des danseurs reconnus dans le milieu de la Street Dance. Dance Fé a pris le soin de choisir des juges spécialisés dans les disciplines présentes au battle. Et la présence de Denise comme maître de cérémonie, le Maire du quatrième arrondissement de Libreville, Axel Jesson Denis Ayénoué ont participés du rayonnement de ce Fé’STIVAL 2017. Ils ont favorisés l’émulation générale et l’ambiance durant le battle. Enfin, le public, toujours très actif et démonstratif, a répondu présent. Au final, c’est la danseuse Yessy Makaya Koumba qui a remporté les débats suivit d’André Ola Ndong.
Il est de bon aloi de préciser que l’objectif de l’association Danse Fé, dont la Présidente et Fondatrice est Aida Camara, est principalement de développer le leadership Féminin et de contribuer au développement culturel en valorisant la danse à travers une cause. Le Fé’STIVAL propose donc, une réelle expérience de partage en mettant un point d’honneur à favoriser l’échange culturel, à créer des liens d’entente et de solidarité dans le milieu de la danse urbaine au féminin. Le Fé’STIVAL ne réunit pas seulement les passionnés mais aussi un public massif de non-initiés conquis.
Par ailleurs, l’association Danse Fé s’interroge constamment sur le sort des femmes et dans ce cas nous pouvons constater les conséquences des inégalités que subissent les femmes sur le développement économique et social. Le thème de cette année « Femme et Développement » démontre de l’urgence pour les femmes de prendre une place prépondérante dans la gestion de la Cité, que l’égalité des sexes peut être une force déterminante dans la réduction accélérée de la pauvreté en Afrique. Il y a une reconnaissance accrue de la primauté du genre dans les tâches de développement en Afrique.
SKB

