Le CAJEG, un outil international au service de l’éducation et l’emploi des jeunes gabonais


Mohamed est un de ces jeunes qui souhaite apporter des améliorations dans le paysage éducatif de son pays. Il estime que beaucoup reste encore à faire dans l’orientation scolaire et en termes d’emploi au Gabon. Il nous en dit plus dans cet entretien.

Parlez-nous de vous ?

Je suis Sidibe Mohamed, acteur de la société civile gabonaise et président de l’Association CAJEG (Carrefour Jeunesse-Emploi Gabon). J’ai fait mon primaire au Maroc, mon lycée au Gabon et mes études universitaires au Canada où j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur et ai été embauché à CGI, le géant canadien des TIC. J’ai donc sû à travers mon cursus scolaire et ma propre expérience personnelle, distinguer les meilleures méthodes d’enseignement en fonction des âges et des milieux de vie.
A présent, j’essaie d’exploiter cette mine d’informations pour faire passer des messages et sensibiliser cette jeunesse africaine en quête de repères pour la préparation de son avenir.

Depuis combien de temps êtes-vous dans ce combat ?

Apres l’obtention de mon Bachelor, un ami québécois m’a conseillé de me rendre dans un centre d’aide à l’emploi pour m’aider à rédiger mon CV. Arrivé sur place, l’accueil était instantané et courtois, et les conseillers sont allés au-delà de mes attentes. Le même jour je suis ressorti avec un CV et une lettre de motivation imprimés sur papier, des techniques pour la préparation aux entrevues, un draft pour la rédaction de mon business plan et tout cela avec le sourire et totalement gratuit. C’est à ce moment que le déclic a opéré, le Québec m’avait une fois de plus conquis et je me suis dit que je devais absolument exporter ce concept qui pouvait changer la vie de plusieurs milliers de personnes dans l’ignorance.

Dans quelle zone géographique exercez-vous votre leadership dans l’éducation ?

La province du Québec disposant à elle seule de plus de 200 centres, nous avons pensé que démarrer par un en Afrique et plus spécialement le Gabon que l’on maîtrise mieux serait un puissant incubateur pour un démarrage, une porte d’entrée pour la promotion du modèle Québécois et un sondage terrain pour mieux analyser les défis de la jeunesse africaine et adapter les aides en fonction de la population cible.

Qu’ambitionnez-vous d’améliorer auprès des jeunes ?

CAJEG entend organiser des activités sur le renforcement des capacités de la jeunesse gabonaise sur les thématiques liées à l’éducation, à la formation et à l’emploi en les accompagnant sur le plan de la préparation, de l’orientation et des recherches dans leurs choix de carrière et vis à vis du marché de l’emploi et des acteurs qui le compose.

Que comptez-vous changer dans le secteur de l’éducation au Gabon ?

La jeunesse est une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte et se caractérise par de multiples changements tant sur le plan physique, biologique et émotionnel. C’est la période pendant laquelle apparaissent les questionnements sur son orientation et ses objectifs futurs. C’est une période où les adolescents/jeunes sont plus exposés aux problèmes, sexualité précoce, IST/VIH-SIDA, grossesses précoces et/ou non désirées, accidents, alcoolisme, tabagisme et toxicomanie.
Ainsi des actions d’information et de sensibilisation des adolescents/jeunes demeurent essentielles pour leur permettre d’avoir une mentalité saine et productive.
Notre travail reposera sur notre analyse des défis qui attendent les jeunes de 16-35 ans dans leur parcours scolaire et universitaire et tâcher de mettre des leviers en place qui leur permettront de faciliter leur cheminement et de les aider dans leur développement personnel.

Parlez-nous des partenariats internationaux que vous comptez exploiter pour atteindre vos objectifs ?

Notre premier et principal partenaire est le CJE de Côte-des-Neiges, et à travers son directeur, Monsieur ISSERI, nous avons eu l’occasion de profiter d’une bibliothèque d’informations et de supports dans nos démarches. A travers le temps, d’autres partenaires pertinents sont venus se greffer à ce mouvement pour lui donner le soutien nécessaire. Certes, cette association grandit à pas de tortue vu les difficultés rencontrées en Afrique et le manque de financement, mais elle couve l’espoir d’un avenir meilleur pour des milliers de jeunes et aspire à se positionner un jour comme un interlocuteur incontournable dans le débat de l’amélioration des conditions de vie et l’accompagnement de la jeunesse gabonaise et africaine.
Parlez-nous de votre récente descente dans les écoles de Libreville ?
Notre dernière descente consistait à mettre à la disposition des jeunes des classes de Terminale des outils et des épreuves passées, récupérées auprès de la Direction Générale des concours et examens pour les aider à préparer leurs examens de fin d’année. Des séances de coaching scolaire et de motivation personnelle ont été organisés afin de rendre plus pratiques les notions inculquées.

Quels sont vos projets à venir ?

Nos projets à court et moyen terme sont les suivants :
Inciter les Jeunes à se servir efficacement des médias et des TICs pour promouvoir leurs
Démarrer avec des caravanes dans les institutions et les universités pour perfectionner la pédagogie d’approche pour mieux appréhender la conférence à venir
Outiller les milliers de Jeunes sur les stratégies de recherche d’emploi (CV, Lettre de motivation, Entrevue…) ;
Aide à l’orientation scolaire et professionnelle (Lister les établissements et formations offertes, les dates des différents examens et concours nationaux, guide des centres de métiers, professions et débouchés, différents programmes d’études en lien avec les besoins futurs du pays) ;
Contribuer aux changements de mentalités et de comportements.

Favoriser l’accès des Jeunes à des informations de qualité leur permettant de prendre activement part dans la dynamisation de l’économie de leur pays et à profiter au maximum des aides et opportunités offertes sur le territoire.

Un dernier mot ?

Je vous remercie pour cette tribune d’expression que vous m’offrez, à moi et à mon équipe. A travers cela, nous espérons que les jeunes comprendront mieux les missions et objectifs du CAJEG pour eux.

Ze Hardy

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