
Il s’agit d’un projet d’Action Globale de Santé Communautaire pour la sauvegarde et la revitalisation des contes et légendes des forêts en péril dénommé : Mission UBUNTU.
En effet, les contes et les fables, malgré les différences culturelles et religieuses, ont tous un point en commun : ils transmettent aux enfants les valeurs de la vie et ont une fonction fondamentale dans leur développement physique et psychique en santé.
Dans l’éducation traditionnelle africaine, en particulier, le conte est l’outil pédagogique et initiatique par excellence pour organiser et réaliser le développement humain en santé, aux plans individuel, collectif et environnemental.
Mais la vie citadine moderne, le développement rapide des technologies de la communication et le phénomène de déculturation jouent contre la perpétuation et la transmission de ce patrimoine humain un peu partout à travers le monde et particulièrement en Afrique. Ces contes multimillénaires ne se racontent plus, la télévision, les jeux vidéo, les ont remplacés. C’est pour sauvegarder ces anciens récits, notamment ceux de la société traditionnelle africaine, dans l’imaginaire collectif et perpétuer (immortaliser) leur transmission, qu’a été initié le projet de jumelage des imaginaires de la Forêt de Brocéliande (France, Europe) et de la Forêt des Abeilles (Gabon, Afrique).
L’élaboration de ce jumelage se déroulera en trois phases réparties sur trois ans minimum :
Phase 1 : Mise en place du dispositif de pilotage et rédaction du cahier des
charges.
Phase 2 : Exécution du cahier des charges sur le site pilote du Cap Estérias.
Phase 3 : Elargissement du projet au site de la Lopé et au-delà.
Aussi, cette année du 15 au 17 Juin 2018 à Libreville, l’activité s’est articulée sur un voyage autour des imaginaires de la foret des abeilles avec l’accueil de la harpe celtique au Gabon. La connexion entre la harpe sacrée Nana ngome ening du Gabon et sa consœur la harpe celtique de France s’est établit sans anicroche. A travers le slam et le chant, le public a été transporté par les génies dans la barque des histoires originelles et traditionnelles de notre continent africain. La torche indigène qui servait de purificatrice, a permit au public de trouver les trésors de lumière.
Le rendez-vous est donné pour l’an prochain pour la suite de cette vaste aventure.
SKB

