
Nous voudrions soumettre à la lecture de votre Eminence, un plaidoyer constituéd’une série d’observations et de propositions, fruit de la réflexion conjointe de devanciers et devancières aussi bien Gabonais qu’étrangers, qui portent un regard sans complaisance sur les maux qui minent notre Congrégation et freinent l’épanouissement de l’œuvre de Jésus-Christ dans la mission divine confiée au Révérend Pasteur Samuel Biléou Joseph OSCHOFFA en terre Gabonaise et que vous avez la lourde charge de perpétuer.
Ce recueil bien qu’incomplet, devrait toutefois vous permettre une meilleure approche dans la connaissance de l’église céleste du Gabon, de mieux préparer vos futures interventions en terre Gabonaise et aussi trouver des pistes de solutions à mettre en œuvre pour un retour au fondement ancien.
Que le Saint Esprit guide vos pas en terre Gabonaise, pour relever l’église du Gabon en ce 71ème anniversaire de la naissance de l’Eglise du Christianisme Céleste.
Que le Seigneur Bénisse son Eglise et le Gabon !
L’EGLISE DU CHRISTIANISME CELESTE AU GABON : 1977
Présidentdu Bureau Directeur National: Pasteur Nazaire NZE NANG NZE(2015)
LES DIFFERENTS DIOCESES EN PRESENCE
1. Diocèse du Bénin : Chef de diocèse le S.S.E.NSOUNDA NZATSI
2. Diocèse du Nigeria : Chef de diocèsele Vénérable Sup. E. Albert BOBEAU
3. Diocèse de Parakou : Pasteur Joseph VENDIANI
4. Diocèse ACMR : Pasteur Nazaire NZE NANG NZE
5. Diocèse ACCR : Pasteur Paul MOUKETOU
6. Diocèse St-Raphael : Pasteur Joseph MOUKETOU
7. Diocèse du Révérend Prophète Michael HOBO SHOBOWALE
Il apparait que l’année 2018 sera une année particulièrement faste pour l’église du Gabon, puisque outre votre arrivée prochaine, le Pasteur Emmanuel Friday OSCHOFFA vous aura récemmentprécédé, et il devrait y avoir possiblement celle annoncée mais non confirméedu Révérend Prophète Michael HOBO SHOBOWALE avant le terme de l’année en cours.
Le Diocèse du Bénin est largement majoritaire, il représente à lui seul, la moitié des paroisses recensées au Gabon et environs 60% des fidèles confondus.
En dehors de ces différents Diocèses mentionnés supra, certains devanciers projettent et se préparent activement de sources avérées, pour créer le leur.
En outre, il existe une multitude de petites paroisses ou de cellules de prière vivant en autarcie mais qui font l’objet d’approche par les différentes tendances implantées au Gabon notamment les moins représentées.
La jeunesse caractérise le Gabon et notre Eglise ne fait pas exception. Elle représente 75% des fidèleset ont moins de quarante ans. Ils ont besoin d’un encadrement fort, d’un enseignement spirituel rigoureux, d’une organisation éprouvée dans un cadre légal. Nous avons le devoir de leur apporter au nom du SeigneurJésus-Christ tout le soutien dont ils ont besoins pour mener une vie chrétienne saine en adéquation avec les enseignementsbibliques.
I- ETAT DES LIEUX
« Celui qui cache ses transgressions, ne prospère pas » proverbe 28 : 13
C’est une Eglise du Christianisme céleste du Gabon sinistrée voire même en déclin, divisée en plusieurs diocèses, dont certaines pratiques sont décriées, avec des paroisses peu représentatives de la gloire de Dieu dont elles doivent être parées.Elle est délaissée par les fidèles, ostracisée par les autorités, objet de crainte et de méconnaissance du grand public ou pire encore de railleries de la part des autres congrégations mieux structurées. Rien ne nous sera épargné tant nous nous ne sommes éloignésde la mission divine qui nous a été confiée.
Nonobstant les apparences, la trentaine de paroisses incluant des cellules de prière quiconstituent le diocèse du Bénin au Gabon, semblent être assez significatif de son dynamisme et de sa bonne santé spirituelle,mais il n’en n’est rien. En réalité, elles n’échappent pas au marasme qui engourdi notre diocèse et qui a pour origine un départ faussé.
Cet état de fait, est lié au mauvais départ pris par notre église dans son implantation au Gabon, de l’appât du gain, du non-respect des ordonnances et des commandements de notre congrégation, des désirs et des passions charnels amorales, et de feux étrangers introduits dans les paroisses.
L’ignorance des rituels cultuels et des usages de notre église. Il n’existait pas véritablement d’ouvrages ou de documentsà ce sujet. Les détenteurs étrangers en majorité de cette connaissance, la gardait par devers eux, comme moyen de supériorité ou de subordination. Ceux-ci ont été les précurseurs dès l’origine des désordres connus dans l’église du Gabon. Principes dans lequel ont versé de nombreux devanciers autochtones avec les résultats que l’on connait, une église méconnaissable. L’introduction de pratiques ancestrales contrairesaachevé de ternirl’église au Gabon. Certains devanciers étrangers n’étaient même pas chrétiens célestes.La destruction de la paroisse Ste-Céciledes ACAE haut lieux des premières œuvres célestes au Gabon en témoignent.
De ce tableau sombre et peu reluisant, il y a toujours une raison d’espérer une vision d’avenir, car ce n’est pas en vain que le Seigneur a dit « je me suis réservé en Israël, sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal » Rom 11-4
Il faudra également tenir compte, des exigences de notre temps concernant la division qui règne dans le corps du Christ de l’Eglise du christianisme céleste et l’appel à la réunification des tendances pour obéir à l’article 1er de la constitution bleue : « L’Eglise est une et indivisible » le rejet des barrières érigées par la désobéissance de nos pères qui divisent les enfants du Seigneur consacrant la désagrégation et l’émiettement de l’unité de l’Eglise que nous a transmis le Révérend pasteur Samuel Biléou OSCHOFFA. La grande majorité des chrétiens célestes de la nouvelle génération rejettent l’héritage des successeurs d’après 1985 et réclamentà juste titre,celuiqui avait été remis par l’Eternel Dieu à son élu pour leur intention et celle des générations suivantes et à perpétuité.
II- DE LA REPRESENTATIVITE
« L’église du Christianisme Céleste est guidée par le Saint-Esprit » SBJ OSCHOFFA
Pour tenir compte du besoin exprimé par le peuple de Dieu de notre Congrégation en terre Gabonaise, il serait hautement souhaitable que votre autorité puisse lancer le processus de construction du siège du Diocèse de l’Église du Christianisme Céleste au Gabon appartenant au Siège mondial.
En effet, en dépit de plus de quarante années de présence, notre Congrégation n’a toujours pas pu ériger un siège digne de ce nom malgré l’âge d’or qu’a connu l’Église. Ceci en raison de l’accaparement par certains du bien commun qui est devenu le leur au détriment du plus grand nombre qui ont pourtant cotisé de bonne foi, d’un manque flagrant d’altruisme, des querelles de leadership des responsables de l’époque, qui ont eu pour conséquence une division fratricide et un désintéressement généralisé des bonnes volontés concernés par l’avancement de l’œuvre entrainant la mise en coupe réglée des paroisses par leurs responsables. Aujourd’hui et comme par le passé, c’est dans des paroisses que se tiennent les réunions.
L’édification d’un siège est impératif pour tenter de marquer la volonté de restaurer l’autorité et la prééminence du Siège Mondial sur nombre de Chargés Paroissiaux propriétaires fonciers et vénaux de leur paroisse d’une part, et au regard du ministère de l’intérieur qui s’étonne du mal fonctionnement et du manque de représentativité et de visibilité de notre Congrégation, alors que nous étions parmi les tous premiers à venir s’établir au Gabon.
Le financement de cette opération pourrait par exemple provenir, soit par un prélèvement partiel du montant des recettes des onctions de 2018, soit par le non reversement de la part des onctions dévolue aux paroisses ou encore, des sommes destinées en fin d’année au Siège mondial. L’aboutissement de ce projet, ouvrirait les portes à de possibles subventions pour autant que nous soyons unis et organisés.
Cet argent servirait à faire l’acquisition d’un terrain au nom de l’Eglise du Christianisme Céleste et le financement des travaux incomberait à tous les fidèles par une quête spéciale dans les paroisses, par donation ou la participation physique de tous ceux ayant la connaissance dans l’art de la construction.
Peut-être devrions-nous dans une démarche novatrice et d’unification par-delà les clivages, réunir les principaux Diocèses et leur proposer qu’ensemble nous puissions bâtir ce siège pour l’Eglise du Christianisme Céleste et non pour un seul Diocèse.
Après le principe de la construction du siège du Diocèse, nous devons également envisager parallèlement à court ou moyen terme,celle d’une maison Pastorale. Il n’est convenable que le oint de l’Eternel n’ait nul part où résider durant son périple. L’onction ainsi que les vêtements sacerdotaux du Pasteur ne peuvent être mêlés d’une manière ou d’une autre avec les souillures des hôtels. Votre rang nous l’impose dès lors qu’aucune paroisse n’est en mesure de vous accueillir dignement.La construction à moyen ou long terme d’une nouvelle cathédrale avec toutes les commodités doit être également envisagée.
Vous allez très certainement recevoir les différents groupes que constitue notre diocèse, les chargés paroissiaux, les devanciers, les mamans, les jeunes, les visionnaires, les choristes pour leur délivrer spécifiquement votre message pastoral qu’ils attendent avec ferveur.Ne vous interdisez pas de rencontrer, dirigeant et fidèles des autres tendances, le Seigneur ne fait acception de personne.
Les riches activités que vous mènerez durant votre tournée d’évangélisation, les cultes et les prédications, les séances de guérison, les prières aux malades, l’administration des onctions, les rencontres pour dispenser les enseignements et information seront les prémices d’un renouveau tant espéré.
Votre première visite pastorale doit laisser un témoignage probant des œuvres de notre Congrégation et changer son image bien écornée. Il vous revient de restaurer au Gabon sa crédibilité.
Nous sommes sous l’observation permanente des autorités locales, elles vont scruter nos moindre faits et gestes.De vos rencontres avec les autorités politiques, nous en espérons qu’un bien meilleur traitement et davantage de considération nous soit accordées que sous-tendra une éthique moralisatrice renouvelée.
En ce qui concerne le Pasteur de fonction pour l’Afrique Centrale, Il y a lieu de s’interroger sur son rôle et de la pertinence de sa charge concernant le Gabon.
Il n’apparait que pour donner les onctions. Aucune évangélisation, aucun enseignement.Ses différents passages n’ont pas laissé un souvenir impérissable mais plutôt un goût d’amertume à nombre de fidèles. Cela à cause de son esprit partisan et du ton de ses prédications.
De fait, quellesa été sa contribution dans l’avancement de l’œuvre au Gabon et en Afrique Centrale ?
Quel message apporte-t-il, quel est sa relation avec la nouvelle génération de fidèles et des chargés autochtones qui sont l’Eglise de demain ?
III- De la Formation Religieuse et de l’Enseignement
« Mon peuple périt faute de connaissance » osée 4-6
Au niveau de la formation religieuse des devanciers et fidèles que vous appelez de vos vœux, il serait souhaitable que des formateurs du Saint-Siège puissent venir dispenser des enseignements documentés sur des thèmes centraux à définir. Que la Sainte Bible qui est le livre de vie, soit l’ouvrage de référence. Que les livres concernant notre église soient mis à la disposition du Diocèse pour leur vente au Gabon et dans la sous-région. A plus long terme, qu’un centre de formation permanent soit créé au Gabon. Les chargés paroissiaux et autres devanciers n’ont jamais été invités par le Saint-Siège à suivre des formations comme cela se fait dans les autres Congrégations. Les modalités de mise en œuvre de ces projets devront faire l’objet d’une réflexion dans son mode d’organisation et de financement. Le Siège du Diocèse pourrait abriter cette structure.
Il n’existe pas un manuel complet de procédures, juste quelques documents épars de travail pour faciliter la mission des chargés paroissiaux et des devanciers, comme il en existe au Diocèse d’Imeko. La plupart des enseignements du christianisme célestes sont faits sur la base des révélations du Saint-Esprit et il faut un long et patient enseignement pour les connaitre et les assimiler. Pourquoi ne pas rédiger un manuel contenant l’ensemble des prescriptions du Saint-Esprit dans notre Diocèse. Cette situation est préjudiciable à l’épanouissement de l’œuvre. La culture du secret et de loi du silence n‘ont plus de place dans notre communauté.
IV- De la moralité des Responsables de paroisse
« Faite donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion » Colossiens 3 : 5-6
Plusieurs affaires sordides concernant l’ensemble des différents Diocèses existants au Gabon, ont entachées la crédibilité de l’institution de notre Congrégation au Gabon. Sans toutefois y revenir, le Siège mondial doit s’assurer dès à présent que les responsables des paroisses et de cellules de prière respectent parfaitement les devoirs de leur charge. Il parait nécessaire que la norme de tolérance zéro soit adoptée et mise en œuvre par tous dans notre Diocèse. Un rappel à l’intégrité aux bergers des paroisses et autres dignitaires doit être fait dans des termes sans équivoques. Une charte ou un règlement doit préciser la conduite exemplaire des chargés paroissiaux. La fornication, l’appartenance à des sectes ou à des cercles ésotériques sont à dénoncer et à bannir. Le respect de l’intégrité du fidèle doit être garanti, il n’est pas à la disposition ni du chargé, ni des dignitaires ou des devanciers. Son corps est le temple de Dieu et il Lui appartient. Le fidèle ou le malade, ne doit pas être dépouillé par ceux-là, instruments du Seigneur qui doivent lui apporter le salut de Jésus-Christ.Une majorité de devanciers sont intègres et militent pour que tous le soient.
L’Eglise du Gabon se cherche un second souffle, et de plus en plus de voix s’élèvent, réclamant qu’elle s’émancipe du poids tutélaire des devanciers étrangers en son sein et du rôle de premier plan qu’ils occupent. Il ne faudrait pas occulter ce fort ressentiment à la lumière et à l’expérience de ce qui se passe dans les pays voisins, les gabonais doivent prendre progressivement et plus largement leur église en main,en collaboration avec la communauté céleste étrangère sur le territoire.Le Saint-Siège se doit d’accompagner cette démarche légitime.
V- De la Chorale nationale
« Et ils crurent en ses paroles et chantèrent ses louanges » Psaumes 166 :12
Restauration de ce ministère incontournable dans notre diocèse, qui sera confié conjointement à deux responsables de chorale de renom aux compétences indiscutables de la communauté Gabonaise et Béninoise, placé sous la responsabilité du Chef de Diocèse avec pour mission de la mettre en place et de l’organiser.
– Définir un répertoire de chants circonstanciels
– Définir un programme d’activités avec un calendrier
– Engagement des chargés paroissiaux envers le Diocèse à fournir des choristes pour les évènements du calendrier ou exceptionnels.
Là encore, l’on pourrait envisager l’implication à cette démarche,des autres Diocèses.
VI- Des cantiques et louanges
« Louez l’Eternel ! Chantez à l’Eternel un cantique nouveau !chantez ses louanges dans l’assemblée des fidèles ! » Psaumes 149 :1
Les nouveaux répertoires de chants célestes édités par le Saint-Siège depuis une bonne dizaine d’années sont difficilement acceptés et utilisés par nombre de paroisses qui ne s’adaptent pas à ces nombreux changements. De fait, beaucoup utilisent toujours les anciennes versions. Par ailleurs, l’Esprit saint se révélant à certains, commande de revenir aux versions originales utilisées des décennies durant et qui n’ont jamais posées un quelconque problème. Les versions diffèrent d’un pays à un autre et aussi parmi les diocèses locaux. Un éclaircissement spirituel parait plus que nécessaire afin que tous, puissions tendre dans l’unité vers une même et unique direction.
VII- DE L’ONCTION
« Tu les oindras comme tu as oint leur père, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce » Exode 40 :15
Il est certes vrai, qu’il incombe aux chargés de paroisse de proposer certains fidèles à la prise l’onction selon les textes organiques de notre église et cela après une période de trois ans.
Cependant, cette prise d’onction systémique pose en réalité un problème de fond. Dans l’entendement de l’époque, un fidèle chrétien céleste, à partir de son baptême, s’appliquait à servir le Seigneur de tout son être. Il en est tout autrement aujourd’hui, le chrétien céleste étranger ou gabonais vit majoritairement dans une absence quasi totale de règles morales, spirituelles et civiques. Comment dès lors permettre une nouvelle prise d’onction systématiquement chaque trois ans, alors qu’il n’y a pas véritablement de présence et de travail spirituel de la part du fidèle. La course aux onctions est un mal qui mine l’honorabilité même de notre église.
L’on observe par ailleurs, la réticence marquée au niveau du comité des onctions du Diocèse de ne pas donner l’onction révélée par le Saint–Esprit et de s’en tenir à je ne sais quel règlement ou instruction qui ne peuvent être en aucun cas au-dessus de la volonté de notre Seigneur. Il y a également une forme de discrimination qui ne dit pas son nom concernant les grades. A cet égard, les fonctions de ce comité, doivent êtres occupées par des devanciers prophètes ou visionnaires habités du Saint-Esprit.
Il est à noter, que les fidèles considèrent de plus en plus, qu’une onction est une onction, peu importe qui l’administre puisque la question de légitimité n’a toujours pas trouvé de solution et que tous se réclament de SBJ. OSCHOFFA. Ils vont dès lors vers le premier Pasteur reconnu prendre leur onction pour la continuité de leurs œuvres chrétiennes.
VIII- De la gratuité des travaux spirituels
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » Matthieu 10-8
Certaines paroisses tous diocèses confondus, font payer aussi bien les visions que l’exécution des travaux spirituels révélés par le Saint-Esprit, violant de facto l’engagement de servir Jésus-Christ. Ceci est totalement intolérable et inacceptable. Notre église n’est pas un lieu pour l’enrichissement indu au détriment de ceux qui sont déjà accablés et dans le besoin, qui viennent auprès du Seigneur chercher le réconfort.
Au niveau de notre Diocèse, les travaux spirituels sont-ils gratuits ou ont-ils un coût précis ? Jusqu’à quel montant un fidèle doit-il payer le chargé paroissial pour des travaux. Votre éclairage mettra fin aux abus et aux dérives notoirement constatés.
IX- De la gestion administrative des paroisses
« Il l’appela, et lui dit : qu’est-ce j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens » Luc 16 :2
Pour nous conformer aux dispositions légales, nos paroisses se doivent être gérée selon des normes administratives éprouvées. Le président du comité paroissial doit pouvoir répondre à tout moment en matière de gestion des activités spirituelles, administratives et financières. En effet, il est inconcevable qu’il n’existe pas d’autres archives fiables dans les paroisses, hormis le cahier des annonces dans la plupart des cas.
Le comité paroissial de chaque paroisse devrait donc pouvoir produire un rapport annuel transparent de ses activités aux fidèles et au diocèse. Il pourra se présenter sous la forme simplifiée d’un ou plusieurs tableaux avec des notes explicatives.
Chaque paroisse doit pouvoir élaborer l’historique de sa fondation avec les noms des chargés qui s’y sont éventuellement succédé.
Ce rapport pourrait indiquer à titre d’exemple :
1. Le nombre de fidèles, hommes, femmes, enfants
2. Le nombre de convertis
3. Le nombre de baptêmes
4. Le nombre de sortie d’enfants
5. Le nombre de prise d’onction
6. Le nombre de choristes formés
7. Le nombre de malades
8. Le nombre de guérisons
9. Le nombre de séances d’évangélisation
10. Le nombre de séminaires
11. Le nombre d’invitations diverses
12. Le respect hebdomadaire des cultes
13. Les sanctions disciplinaires
14. Les comptes rendus des différents comités ou groupes existants
15. Le compte rendu annuel de la fête des Moissons
16. Un état financier en recette et en dépenses
17. Ainsi que toutes autres activités ou évènements jugés notables.
Ainsi donc, le diocèse pourra pour sa part compiler les données pour un rapport statistique annuel rigoureux et précis. Il sera joint au rapport du secrétariat du diocèse dont il constituera l’armature. Le Siège mondial sera pourvu en données fiables et réelles du déroulement de l’activité globale du Diocèse du Gabon.
X- De la question des cellules de prière
« Car là ou deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » Matthieu 18 :20
Cette question est essentielle dans le contexte présent, puisqu’elle est à l’origine de confrontations et de débats souvent houleux. Elles doivent en tout état de cause être encadrées, soutenues mais non régentées. Car il n’appartient à personne d’empêcher la mission de sanctification du monde de notre église au moyen des cellules de prière qui essaiment déjà tous les continents. Notre Diocèse doit les recenser et les intégrer au mieux dans son organisation administrative en contribuant à leur épanouissement. Le Diocèse ne doit pas être perçu comme une entrave ou un obstacle à leur développement mais plutôt comme une autorité qui les soutienne et les assiste au plan spirituel et de l’organisation, jouant le rôle d’un partenaire disposé et disponible. Aussi doit-il dans ce but, entreprendre leur recensement pour l’avancement de l’œuvre commune.
Il y a lieu toutefois, de s’interroger sur le plan spirituel, des raisons profondes du phénomène de la multiplication des cellules de prière alors que les grandes paroisses se désemplissent. Que le Seigneur nous éclaire !
XI- Du rôle et de la présence du Saint-Esprit
Dis-leur donc : Ainsi parle l’Éternel des armées : Revenez à moi, dit l’Éternel des armées, et je reviendrai à vous, dit l’Éternel des armées. Zacharie 1-3
Une question nous interpelle et nous inquiète au plus haut point, à savoir si tous ce que nous faisons est en harmonie avec la volonté du Saint-Esprit.
Beaucoup de responsables, ne demande plus rien au Saint-Esprit. Il agisse de leur propre chef engageant leur communauté dans une voie à terme sans issue. Les wolis sont mis de côté sous éteignoir, les devanciers s’opposant à leurs révélations dérangeantes. Les wolis ne peuvent s’épanouir dans un tel environnement hostile.
Les paroisses ne sont pas sanctifiées, les devanciers également, les trois jours obligatoires d’avant culte ne sont pas respectés. Les règles de sanctifications bafouées. La pratique outrancière des bains de sanctification par les devanciers qui pense que par les vertus d’un bain, les souillures de la nuit ou de la journée peuvent être effacées et qu’ils peuvent se présenter ainsi devant l’Autel du Seigneur, ignorants que l’esprit de souillure est en eux. Les soutanes sont mal entretenues, portées sales et même déchirées. Les devanciers montent à l’autel sans porter de sangle. Ils utilisent les sangles, les apparats et les soutanes pour essuyer leur transpiration sans respect pour l’habit de noces.Les ordonnances, les prescriptions et les interdits sont mis de côté et les enseignements biaisés. Les 12 interdits ignorés. Le Saint-Esprit a déserté nos paroisses et ne se manifeste plus que rarement, comment voudrions-nous donc que les malades guérissent.
Le Saint-Esprit qui a accompagné l’œuvre immense de Papa Oschoffa ne peut se reconnaitre dans ce qui se fait au Gabon mais aussi ailleurs, à cause des nombreuses dérives constatées, l’existence de clans dont on veut se voiler la face, de jalousies et de rancœurs entre les chargés, ainsi qu’entre les dignitaires à l’exemple des divisions des Pasteurs.
XII Au titre des divers
«Confie toi en l’éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse» Proverbes 3:5
Plusieurs autres sujets mériteraient d’être évoqués
Nos paroisses comme celles d’ailleurs, sont constituées majoritairement à la base, selon des considérations ethniques, clanique ou familiales. Car l’on est mieux là où on se reconnait. Cela a naturellement des avantages mais aussi des inconvénients tout particulièrement pour le nouveau venu qui peut se sentir comme un « étranger » dans la maison de son Dieu. Voilà où nous en sommes rendus à présent. Cela à cause du mauvais comportement des chargés et des devanciers dont particulièrement les dignitaires passés ou présents. Dont les comportements ont sapé la foi et l’unité des croyants, miné le socle d’amour qui existât un temps et ruiné l’avenir de trop nombreux fidèles.
Cependant, ces fidèles n’entendent pas rester confinés dans le carcan de la division fratricide de leurs ainés, ils fraternisent comme cela se doit, et travaillent en harmonie lors des différentes activités spirituelles battant en brèche l’esprit de division. Cette dynamique prendra de l’ampleur et embrasera toute la communauté chrétienne céleste du Gabon et même d’ailleurs dans un mouvement irrépréhensible vers l’unité et les bienfaits dont nous avons été trop longtemps privés.
Qu’en est-il de la réconciliation au niveau des tendances de l’église à la lumière de vos rencontres et échanges notamment avec le Nigeria. Le règlement de la question de l’unification est-elle sur la bonne voie ?
Au niveau des femmes célestes,nombreuses sont celles qui exigent d’être édifiées devant l’assemblée, sur leur droits et recours dont elles disposent dans le cas d’abus constatés sur elles ou sur leurs enfants.
L’histoire de la présence de l’église céleste au Gabon, n’a jamais été consignée et conservée pour les prochaines générations. Ceux qu’ils l’ont reçu s’éteignent peu à peu, ne laissant aucun témoignage de la gloire de Dieu dans ce pays. Bien souvent ce que nous entendons relève plutôt d’affabulations où chacun se donne de l’importance. Agissons en ce sens pendant qu’il est encore temps.
Nous constatons que la consommation de boissons alcoolisées et même de drogue se multiplie parmi les fidèles jeunes comme anciens.Des enseignements blasphématoires les encourageant, leur sont dispensés dans certaines paroisses.L’homosexualité se propage inexorablement.
Les sanctions disciplinaires ne sont jamais connues donc jamais appliquées, le Saint Siège n’en fait jamais mention. Nous n’avons pas d’information en ce sens, à croire qu’elles n’existent pas et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans notre Diocèse. Il nous faut davantage de transparence dans ce que nous faisons et mettons fin à la culture d’impunité.
La question des quêtes est aussi un sujet tabou, les chargés paroissiaux imposent toutes sortes de quêtes aux fidèles ce qui en décourage plus d’uns. Mais l’on doit aussi reconnaitre que le céleste d’aujourd’hui n’est plus aussi généreux qu’autrefois. Ceci expliquant cela.
Les chargés paroissiaux en général, doivent supporter un grand nombre de contraintes et d’obligations pendant de nombreuses années rendant l’exercice de ses fonctions particulièrement ardues,ce dont il faut les en féliciter.
Une situation préjudiciable qui prévaut et perdure depuis des années concerne les très nombreux fidèles ayant été baptisés et pour certains qui ont pris l’onction avec les différents Pasteurs ou dignitaires déclarés comme tels, et dont certains ontdéjà été rappelés à Dieu. Ces fidèles désorientés se trouvent majoritairement sans certificat de baptême et certificat d’onction, alors qu’ils appartiennent désormais à des paroisses ou cellules de prière affiliées à Porto-Novo. Cette situation mérite toute votre attention et l’on souhaite qu’une solution puisse être apportée en leur faveur.
Le livret de Chrétien est également un sujet de grave préoccupation, puisque la quasi-totalité des chrétiens célestes du Gabon n’en n’ont pas. Alors qu’il est une des pièces justificatives essentielles que doit détenir le fidèle céleste durant sa vie chrétienne.
Le Diocèse en charge de l’administration des paroisses, doit pouvoir les fournir en registres de baptêmes, de carnet de chrétien et de tous autres documents obligatoires ou pertinents à des prix garantis et non pas fantaisistes.
De nombreuses paroisses sont en construction depuis plusieurs années pour certaines, d’autres paient des loyers alors que les dimes s’amenuisent d’année en année. En fin décembre, il nous faut envoyer les quottes parts alors que les caisses sont désespérément vides. Doit-on privilégier le Saint-Siège qui perçoit déjà les frais d’onction ou bien les paroisses pauvres qui abritent ceux qui œuvrent. Cette question mérite une approche constructive d’exemption temporaire.
Nous déplorons que ces dernières années, nous n’avons pu obtenir les résolutions des synodes écoulés. Il est regrettable que nous ne soyons pas informés des faits notoires dans notre église, ils nous parviennent par des canaux autres que celui officiel du Saint-Siège. Ces informations ne nous sont pas relayées et nous laissent souvent dubitatif ne sachant rien du vrai ou du faux. C’est sur les réseaux sociaux que nous apprenons ce qui se passe dans notre Eglise en bien mais surtout en mal.
Si nous ne mettons pas le Saint-Esprit au centre de nos projets, si nous n’engageons pas les réformes nécessaires en ce sens, si nous n’anticipons pas les changements à entreprendre à temps, nous allons nous voir déborder par une cascade d’évènements imprévisibles que le Seigneur ne manquera pas de susciter tant la désobéissance et le désordre règnent dans sa maison.
L’Esprit de confusion du reste est déjà manifeste, et s’étend rapidement jusqu’aux sphères décisionnelles de l’institution, il n’y a qu’à constater le nombre effarant de tous ceux qui s’autoproclament pasteur de l’Eglise du Christianisme Céleste, pour se rendre bien compte que notre Eglise toutes tendances confondues, a bel et bien perdu le bon cap.
Le Saint Siège à l’impérieux devoir de participer de manière effective et concrète aux réformes nécessaires ainsi qu’au développement de l’Eglise du Christianisme Céleste au Gabon.
Que Votre Eminence, sache pouvoir compter sur les devanciers et fidèles de l’Eglise du Christianisme céleste du Gabon dans son combat permanent de restauration de l’œuvre à laquelle nous adhérons dans le respect de l’autorité.
« La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse » Psaume 111 :10Ne laissons plus la porte ouverte au désordre, ne laissons plus les fidèles sans soutien se disperser, ne laissons plus les devanciers à la dérive, revenons aux valeurs d’autrefois, au fondement ancien que nous enseigne la Sainte Bible, restaurons ensemble, l’ordre et la discipline en agissant dès maintenant, en revenant au Seigneur l’Eternel Dieu sous la conduite éclairée du Saint-Esprit comme au temps béni de Papa OSCHOFFA.
Que « la dernière Barque » qui est notre bien commun puisse jouer pleinement son rôle dans le monde entier et dans notre pays qui en a grandement besoin.
FOG

