
Les organisations patronales et les Responsables des PME ont été reçues ce jeudi 12 mars 2020 par le ministre de l’Economie Jean Marie Ogandaga, pour faire le point sur le coronavirus et les mesures à prendre sur le plan économique. Une manière de rassurer, et redire toute l’attention que prête le gouvernement au monde du travail face à l’épidémie. Cette rencontre, la première d’une longue série, lance les activités de la plateforme d’échanges et de partage d’informations.
Aussi, le ministre de l’Economie, a d’abord rappelé les consignes et recommandations sanitaires, en précisant que l’on ne vient pas à bout de l’épidémie mais que c’est elle qui s’essouffle. En effet, le monde s’immobilise à mesure que le coronavirus se propage. L’économie mondiale fait face à son pire risque de récession depuis la crise financière de 2008. Même qu’un vent de panique a continué à emporter les Bourses mondiales.
Bien avant l’éclosion de l’épidémie, le Fonds monétaire international (FMI) avait prévenu que la reprise mondiale serait poussive, fragile et susceptible de vaciller au moindre risque. La liste des mesures radicales pour tenter d’endiguer le coronavirus s’allonge chaque jour un peu plus, le virus parti de la Chine continentale se propageant comme une traînée de poudre sur tous les continents. Dès janvier, des usines de production avaient été arrêtées en Chine et des villes entières confinées.
La défiance a gagnée les investisseurs affolés des conséquences potentiellement ravageuses pour l’économie mondiale de l’épidémie de coronavirus. Le FMI a d’ores et déjà abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2020, prenant en compte l’impact sur la Chine, deuxième économie mondiale.
Le ministre de l’Economie a aussi abordé la problématique liée à la dette. En effet, les entreprises seront payées en deux phases, d’abord les créances supérieures ou égales à 100 millions de francs CFA qui sont disponibles au Trésor public, ensuite la seconde phase concernant les créances supérieures à 100 millions qui seront payées au deuxième trimestre.
Face à l’impact économique évident, le Gabon a besoin d’un leadership professionnel et politique clair, confiant et unifié, ce qui est toujours difficile à réaliser. Les entrepreneurs ont besoin de prendre leurs précautions, dont celle de contrer la peur, qui se répand au moins aussi vite que le virus lui-même. C’est potentiellement plus dangereux car les populations et les gouvernements apportent souvent des réponses moins rationnelles quand ils sont en proie à la peur.
Les entreprises sont confrontées à une prise de décision quasi quotidienne, en fonction de l’évolution des choses. Et si elles ont pu au début être prises un peu au dépourvu, elles commencent à s’organiser. La date de la prochaine réunion sera fixée d’accord partie entre le ministre de l’Economie et les organisations patronales.
FOG

