
L’effondrement des cours du pétrole à 30 % le lundi 9 mars, consécutif à la décision de l’Arabie saoudite de réduire ses tarifs, et dont la simultanéité avec la propagation du coronavirus a provoqué un plongeon des bourses mondiales.
Sauf que cet effondrement du prix du baril n’est pas forcément une bonne nouvelle pour l’économie gabonaise. Avoir un prix du pétrole qui baisse trop, ça inquiète les marchés, ce qui a des répercussions sur le financement de nos entreprises et donc sur notre économie.
Il va y avoir pour les pays producteurs de pétrole comme le Gabon, une perte de recettes pendant quelques semaines ou quelques mois, donc il est certain que pour quelque temps, la situation va être très compliquée. Toutefois, le Gabon a des réserves de devises qui pourraient va permettre de tenir. Par conséquent, le ministre de l’Economie et des Finances Jean Marie Ogandaga nous donne la marche à suivre pour préserver notre tissu économique avec le dispositif de veille au ministère de l’Economie qui travaille sur plusieurs hypothèses des prix des matières premières. Les résultats de ces analyses et des recommandations de mesures seront soumis à l’appréciation de la cellule de veille interministérielle placée sous l’autorité du Chef du gouvernement.
Il est trop tôt pour évaluer avec précision l’impact sur l’activité économique et les recettes de l’Etat. Notons tout de même que l’économie gabonaise pourrait être affectée si cette crise perdurait, le prolongement de la crise pourrait fausser les prévisions de recettes de la loi de finances 2020 et les projections en matière de dépenses publiques.
L’Etat pourrait initier des actions pour limiter les effets de cette crise sur le cadre macroéconomique et budgétaire. Pour l’heure, la priorité est à la surveillance des cours des matières premières et des données économiques et commerciales pour évaluer les effets de la crise sur l’économie nationale.
Les efforts de diversification fournis depuis 2010 ont permis d’augmenter la résilience de l’économie gabonaise qui est en capacité de supporter des choses économiques. Toutefois, l’ampleur de la crise, si celle-ci perdurait, ne manquerait pas d’impacter négativement l’économie nationale.
SKB

