
Lourd bilan. Le paludisme fait encore des ravages au Gabon. D’ailleurs le ministre de la Santé Max Limoukou a indiqué qu’un des facteurs favorisant la propagation du paludisme dans le pays consiste au fait que le gouvernement n’a pas réservé de fonds national pour lutter contre la maladie.
En effet, la lutte contre le paludisme attend toujours les financements étrangers, or, les dons reçus ne permettent que de réaliser les campagnes de traitement, par des dons de tests de diagnostic rapide (TDR) et de médicaments, et les campagnes de sensibilisation de la population à aller se faire soigner dans les centres de santé, et à respecter les mesures de prévention de la maladie en assainissant leurs habitats pour chasser les moustiques, vecteurs de la maladie.
Or, la lutte anti-vectorielle, la sensibilisation de la population, et aussi le traitement, sont trois facteurs interdépendants et déterminants pour éradiquer le paludisme. Ainsi, le ministre de la Santé Max Limoukou a lancé le mardi 21 avril 2020 au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) une opération de lutte antivectorielle.
Aussi, pour limiter le risque d’importation et d’implantation des maladies dites vectorielles transmises par des moustiques, le ministre de la Santé a en ligne de mire, la mise en place d’un dispositif de surveillance. Il s’oriente autour de trois grands axes : la détection précoce de la présence de ces moustiques vecteurs, une surveillance des cas humains de maladies qu’ils véhiculent et une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où ces moustiques sont présents et actifs.
AF

