Dans un pays perturbé, dans lequel, cependant, chacun peut légitimement espérer un peu de bonheur, nous savons que les avancées essentielles pour les citoyens viendront aussi des tissus sociaux et économiques locaux. C’est la cohésion du pays qui doit les guider.
En effet, à Libreville comme dans certaines villes du pays, les habitants furent confrontés à la psychose liée aux présumés enlèvements d’enfants à des fins de crimes rituels et fétichistes. Avec cette tourmente, le Gabon vient de vivre quelques tristes pages de son histoire.
Peut-être débordé par un certain nombre de vicissitudes qui entament aujourd’hui, sa sécurité et son bien-être, avec un certain sentiment entretenu à tort ou à raison d’être abandonné, le peuple s’est engagé dans la voie de la barbarie à cause d’un Etat qui semble être impuissant. Peut-être manipulé ou alors instrumentalisé, toujours est-il que dans un pays de droit, de tels actes sont hautement répréhensibles. Car, nul n’a le droit de se faire justice.
A l’heure du bilan, avec un peu de recul et de lucidité, nombreux sont désormais ceux qui s’interrogent sur les mobiles de cette tragédie. En effet, durant près d’une semaine, plusieurs localités du pays ont été le théâtre de plusieurs actes de vindicte populaire, entraînant quelques pertes en vie humaine et de nombreux dégâts. La justice parle tantôt d’un mort tantôt de deux morts. Vraiment !
Malgré une réaction quelle que peu tardive à cause d’une mauvaise stratégie de communication, le gouvernement a repris le contrôle des opérations, redonnant ainsi force à la loi. A Libreville, l’on est encore à s’interroger sur les réelles motivations de ces événements. Les résultats des premières enquêtes n’excluent d’ailleurs pas un certain nombre des pistes, telles que celle de la manipulation et d’instrumentalisation à des desseins bien avoués. Cela, au regard des instruments et autres dispositifs dont disposent déjà les forces de l’ordre. Hélas ! Le dernier-né des forces de l’ordre la police scientifique, annoncée avec fierté a du mal à sortir des entrailles de la femme allaitante qui symbolise le sceau de la république gabonaise.
Et si cette psychose était la résultante de la mauvaise répartition des richesses du pays, à l’exemple de la suppression de la bourse scolaire dans les collèges et lycées depuis quelques années.
L’état du pays préoccupe tous les citoyens du monde. Beaucoup parmi les plus pauvres subissent déjà les conséquences de ce désordre et doivent s’y résoudre. L’évidence est là, sous nos yeux. La jeunesse, elle, se mobilise pour préserver son futur il faut le comprendre ainsi !

