Le nouveau patron de la Direction du trafic de la SETRAG, Ludovic Megne, a pour mission l’entretien et la modernisation du réseau ferroviaire, et en plus il planche sur une nouvelle stratégie et négocie la révision du Contrôle de trafic (Cotraf). Le tout sur fond de crise du Covid-19.
L’entreprise ferroviaire doit désormais se projeter dans l’environnement concurrentiel. Il est donc crucial qu’elle passe du statut d’entreprise de transport public au statut de marque à part entière, avec une culture forte, basée sur des valeurs dans lesquelles sa cible puisse se reconnaître. Ainsi, c’est à travers le cœur de son système, que la SETRAG impulse un nouveau dynamisme avec le Cotraf à qui il revient de déterminer le temps de croisements et d’expédition des trains. Doté d’une multitude d’ordinateurs affichant le nombre des trains, lesquels permettent de connaître le temps de parcours des trains d’un Canton à un autre, leur temps d’attente dans une gare et leur temps de parcours général total, il comprend des équipes des techniciens rompus à la tâche. La salle des opérations qui l’abrite dispose des logiciels de sécurisation de dernière génération tels, TCS, ATTRAC, VIRIATO.
Par ailleurs, le Cotraf, instrument de technologie moderne est conçu, outre pour les raisons de sécurité, de gestion des mouvements des trains, mais également pour aider les opérateurs économiques à mieux gérer le trafic de leur marchandise par une visualisation des mouvements des trains en temps réel, lequel se fait par un suivi des paramètres des indications des performances. Il demeure un outil clé de l’activité ferroviaire. Autre action à l’actif du Cotraf la mise en service d’une nouvelle approche du transport Lourd par la massification des wagons. Aujourd’hui, les trains plus longs et plus lourds sont en trafic, l’objectif étant d’occuper moins des sillons. Ce souci d’efficacité a eu comme exigence, que les distances de croisements des soient raccourcis.

