C’est ce qui semble apparaître après l’audience du PDG de Gabon Autosur Josèphe Pascal Tripodi, avec le Ministre des Transports Brice Constant Paillat.
Au regard de cette situation, force est de constater que le Ministre des Transports n’est pas maitre de son secteur d’activité. Car, le revirement du PDG de Gabon Autosur qui n’a ménagé aucun effort pour lutter contre les visites techniques de complaisance et l’insécurité dans le secteur des transports terrestres, avec le directeur général des transports terrestres (DGTT) Anatole Kabounou Onkoni considéré comme un bandit de grand chemin.
D’après nos informations, Josèphe Pascal Tripodi aurait autorisé Brice Constant Paillat à effectuer les visites techniques sans que des véhicules ne se présentent dans ses installations pour y être contrôlé conformément à la réglementation en vigueur en République Gabonaise relatif aux contrôles techniques. Le même Josèphe Pascal Tripodi affirme qu’il aurait eu la bénédiction du Ministre pour effectuer les visites techniques de complaisance, afin de permettre à son entreprise de surmonter la violente crise actuelle née de l’infection au Covid-19
Aussi, autoriser la société Gabon Autosur à pratiquer illégalement son activité équivaut à remettre à cette entreprise une arme afin qu’elle tire dans une foule sans être inquiétée par les conséquences de son acte. S’il est vrai que les propos du Ministre des Transports sont avérés, il y a lieu de penser que le secteur est en danger et que tout va à la dérive. La délivrance d’une dérogation à Brice Constant Paillat et Anatole Kabounou Onkoni, démontre d’un certain amateurisme de Josèphe Pascal Tripodi.
Mais alors, comment comprendre que ce dernier puisse affirmer que sa société bénéficie de l’appui du ministre et de la protection des services spéciaux de la présidence de la République. Le rapprochement est vite fait avec mésentente le PDG de Gabon Autosur Josèphe Pascal Tripodi et son DG Fabrice Guidat. Car, la lutte contre les visites techniques de complaisances pour préserver la sécurité des populations ne fait pas bon ménage avec les directives de la présidence de la République. Aujourd’hui, les populations sont plus que désorientées avec les dérives orchestrées par l’autre société concurrente Autobilan Agréé, dont l’unique méthode de fonctionnement repose sur les visites techniques de complaisances au mépris des vies des populations.
Par ailleurs, d’après Ghislain Malanda, le PDG de Gabon Autosur a subi les pressions du DGTT Anatole Kabounou Onkoni, qui menaçait de fermer sa société s’il n’arrêtait pas de financer les actions de dénonciations dans la production des faux documents de transports. Ainsi, en gelant les actions de son directeur général, Joseph Pascal Tripodi a eu l’assurance d’obtenir non seulement de la protection de l’administration, mais aussi de l’exécution des visites techniques frauduleuses et de complaisances comme le fait Autobilan Agréé. Une offre alléchante qui aurait fini par séduire le PDG de Gabon Autosur.
Face à cet imbroglio, pourquoi imposer les vérifications techniques d’usage s’il est possible de disposer d’un macaron et circuler ? On peut à la place transformer la visite technique en une taxe ou une vignette avec laquelle l’Etat partagerait les bénéfices avec ces sociétés, ce qui éviterait les tracasseries de déplacement inutiles dans les centres de contrôles techniques.
Toutefois, dans quel intérêt le DGTT Anatole Kabounou Onkoni freine les actions de dénonciations dans la production des documents de transports financés par Gabon Autosur ? Peut-être qu’il est l’un des instigateurs de ces trafics. La preuve avec le récent scandale d’imitation de signature impliquant son homme de main, qui démontre à quel point son administration est gangrenée par la corruption et les trafics de documents en tout genre.

