Jean Ping a été élu Président de la 59e session de l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 juin 2004. Il occupait alors le poste de ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, de la coopération et de la francophonie de la République gabonaise.
Jean Ping a présidé la 59e session de l’Assemblée générale du 14 septembre 2004 au 12 septembre 2005.
Aussi le 10 juin 2004, l’Assemblée générale a élu 21 vice-présidents de la 59e session :
– pour le Groupe des États d’Afrique : Algérie, Burkina Faso, Djibouti, Ghana et Zambie;
– pour le Groupe des États d’Asie : Bangladesh, Iran, Kazakhstan, République arabe syrienne et Ouzbékistan;
– pour le Groupe des États d’Europe orientale : Azerbaïdjan;
– pour le Groupe d’Amérique latine et des Caraïbes : Antigua et Barbuda, El Salvador et Nicaragua;
– pour le Groupe des États d’Europe occidentale et autres États : Australie et Belgique; les cinq membres permanents du Conseil de sécurité : Chine, France, Fédération de Russie, Royaume-Uni et États-Unis.
Ci-dessous vous trouvez la documentation de la 59e session de l’Assemblée générale disponible en français.
– Priorités
La 59ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’inscrit dans un contexte international en constante et rapide mutation, marqué par de multiples menaces et de nombreux défis, a estimé son Président, M. Jean Ping
Selon lui, des réponses appropriées doivent être apportées de façon urgente à des questions aussi préoccupantes que la multiplicité des zones de conflits, comme au Moyen-Orient avec celui qui oppose Israéliens et Palestiniens ou en Iraq, en Afghanistan ou en Afrique, ou les crises humanitaires. Il a souligné la nécessité d’organiser la Conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs, dont le principe a déjà été accepté. La prolifération des armements, la récurrence des actes terroristes, l’accroissement de la pauvreté et les autres fléaux tels que la pandémie du VIH/sida, la dégradation de l’environnement, la recrudescence de la criminalité transnationale, le trafic illicite des stupéfiants, les violations des droits de l’homme ou les atteintes à l’état de droit et à la démocratie constituent à ses yeux autant d’autres urgences.
Le Président de l’Assemblée générale a insisté sur la nécessité d’agir ensemble et simultanément sur le double terrain du développement et de la paix. L’Afrique, a-t-il ainsi poursuivi, attend résolument la mise en œuvre des engagements souscrits par l’ensemble de ses partenaires au développement, en particulier ceux du G-8.
– Cabinet
S.E. M. Jean Ping, Président
M. Parfait Onanga-Anyanga, Chef de Cabinet
Mme Marianne Bibalou, Chef de Cabinet Adjoint
M. Guy Marcel Eboumy, Ambassadeur (Questions administratives, budgétaires et financières)
M. Tommo Monthe, Ambassadeur (Questions de la réforme)
M. Djibril Diallo, Porte-parole
Mme Alba Biffot Sales, Ministre Conseiller (Questions économiques)
M. Tete Antonio, Ministre Conseiller (Relations avec le Conseil de Sécurité et de l’ECOSOC)
M. Michel Regis Onanga M. Ndiaye, Conseiller Politique
M. Michel-Xavier Biang, Conseiller Juridique
M. Saturnin Epié, Conseiller (Questions sociales)
Mme Catherine Boivin, Chargée de mission
Mme Audrey Apfeldorfer, Chargée d’études
– Biographie de M. Jean Ping,
Président de la 59ème Session de l’Assemblée Générale M. Jean Ping, président de la cinquante-neuvième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, occupe depuis janvier 1999 les fonctions de ministre d’Etat, ministre des affaires Étrangères, de la coopération et de la francophonie de la République gabonaise ; il est député à l’Assemblée nationale depuis 1996.
M. Ping, qui est diplomate de carrière, a débuté à l’UNESCO à Paris, où il a été recruté en 1972 comme fonctionnaire international au Département des relations extérieures. De 1978 à 1984, il sera délégué permanent de la République gabonaise auprès de cette organisation. Son expérience diplomatique et politique lui vaudra d’être ensuite nommé par le chef de l’Etat directeur du
Cabinet civil du Président de la République, fonctions qu’il occupera de 1984 à 1990.
En 1990, M. Ping entame un long parcours gouvernemental au cours duquel il occupera successivement de nombreuses hautes fonctions. Du 26 février au 29 avril 1990, il occupe les fonctions de ministre de l’information, des postes et télécommunications, du tourisme et des loisirs, de la réforme du secteur parapublic, chargé des relations avec le Parlement, et porte-parole du Gouvernement. Du 29 avril 1990 au mois de juin 1991, puis du 28 août 1992 au 24 mars 1994, M. Ping sera ministre des mines, de l’énergie et des ressources hydrauliques; il occupera les fonctions de ministre des affaires étrangères et de la coopération du 25 mars au 29 octobre 1994, et sera ministre délégué auprès du Ministre des finances, de l’économie, du budget, de la privatisation, charges qu’il assumera du 30 octobre 1994 au 25 janvier 1997. M. Ping poursuivra ensuite sa carrière gouvernementale en tant que ministre de la planification, de l’environnement et du tourisme, poste qu’il occupera du 27 janvier 1997 au 25 janvier 1999, date à laquelle il sera nommé ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères, de la coopération et de la francophonie du Gouvernement de la République gabonaise.
Dans l’exercice des hautes responsabilités qu’il a assumées au niveau international, M. Jean Ping a été le chef de la délégation du Gabon à de nombreuses sessions de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a également conduit la représentation gabonaise à un grand nombre de conférences et sommets, notamment ceux de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO); de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), puis de l’Union africaine (UA); du Mouvement des pays non alignés; de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI); et de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont il fut le président en 1993. M. Ping a également dirigé la délégation de son pays aux réunions de la Banque mondiale; aux sommets de la francophonie; aux conférences France/Afrique et à celles du Groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique/Union européenne (ACP/UE). Au plan régional et sous régional, M. Jean Ping a assumé de hautes responsabilités en tant que chef de délégation lors de conférences et sommets de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale (UDEAC), puis de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). L’expérience de M. Ping dans les domaines de la diplomatie et de la coopération s’est également manifestée, sur le plan international, au Forum Chine-Afrique, à la troisième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), et aux conférences Etats-Unis-Afrique organisées dans le cadre de la Loi en faveur de la croissance de l’Afrique et son accès aux marchés (AGOA).
Les riches 32 années de carrière gouvernementale de M. Jean Ping sont marquées par de nombreux succès diplomatiques, illustrés par sa contribution aux nombreuses médiations entreprises par le Président de la République gabonaise, El Hadj Omar Bongo Ondimba, en vue de ramener la paix et la stabilité en Afrique centrale, notamment en République du Congo, au Tchad, en République centrafricaine et à Sao Tomé-et-Principe.
En reconnaissance de sa remarquable carrière et des services qu’il a rendus à son pays, M. Ping a reçu de celui-ci les médailles de commandeur de l’Etoile équatoriale, de grand officier de l’Etoile équatoriale, de commandeur du Mérite maritime et de commandeur de l’ordre national du Mérite gabonais. De la France, M. Ping a reçu les distinctions de commandeur de la Légion d’honneur, et d’officier de l’ordre de la Pléiade et de l’ordre de la Francophonie. M. Ping est grand-croix de l’ordre du Mérite du Portugal.
Titulaire d’un doctorat d’Etat en sciences économiques de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, M. Jean Ping est membre de l’Association nationale des docteurs en sciences économiques (ANDESE-France), et a reçu des doctorats honoris causa de l’Institut de diplomatie de la Chine et de l’Institut des études africaines de l’Académie des sciences de Moscou.
Né le 24 novembre 1942 à Omboué dans le département d’Etimbwé au Gabon, M. Jean Ping est auteur de plusieurs ouvrages. Il est marié et père de famille.

