La Direction générale des transports terrestres (DGTT), a sur instruction du ministre Brice Paillat, tentée un passage en force le lundi 12 juillet 2021, dans les locaux de Gabon Autosur. En total violation des textes en vigueur, la DGTT avait même dans ses rangs, des syndicalistes.
Aussi, les deux parties ont vite fait de s’entredéchirées. Comment comprendre la DGTT a pu convier les syndicalistes du Ministère des transports à une inspection des structures techniques dans le grand Libreville ? Ce qui représente une violation des dispositions générales du cahier de charges relatif à l’installation et l’exploitation d’un Centre de contrôle technique, dans son chapitre 3, article 9 « l’Etat assure le contrôle et la qualité du fonctionnement des Centres et des installations de contrôle technique, de production et de pose des plaques d’immatriculation, au moyen d’un audit technique tous les six mois. Les responsables des Centres doivent respecter les procédures de déclenchement et de déroulement de ces audits ». De plus, l’arrêté n° 000 140 / MTMM, fixant les conditions d’installation et d’exploitation des centres de contrôles technique automobile, stipule dans son article 12, « la tutelle administrative et technique des centres de contrôle technique est assurée, au moyen des inspections périodiques, par la direction Générale des transports Terrestres ». Là encore, le Ministre des transports Brice Paillat fait preuve de méconnaissance des textes réglementaires en violant les dispositions réglementaires qui ne font nullement mention des contrôles ou mission d’inspection des structures de contrôle technique par les partenaires sociaux.
Que sont donc venu faire le SYNADGTT, le SAMTAC et le SYNADGSR à Gabon Autosur, si ce n’est de l’altercation ? D’ailleurs, la mission de la DGTT a été simplement reportée. Cependant, les syndicalistes restent mobilisés et déterminés à stopper la corruption qui règne à la DGTT.

