Les négociations sur le paiement de la redevance annuelle (d’un montant de 500 000 francs CFA par an), vivement contestée depuis quelques jours, ont repris le mardi 12 avril avec la Fédération des Organisations de la Presse Gabonaise (FOPGA). Cette première réunion de l’année s’est tenue dans les locaux de la Haute Autorité de la communication (HAC). C’était en présence du président de l’institution Germain Ngoyo Moussavou.
Il ne s’agissait pas vraiment d’une négociation sur le cœur de la réforme, mais davantage d’une rencontre pour que chaque camp expose son point de vue sur un point précis : Trouver un terrain d’entente entre la HAC qui demandait aux patrons de presse de payer les redevances annuelles de 2021-2022 dont le décret date de 2006 à l’époque du Conseil National de la Communication (CNC), et la FOPGA qui s’appuie sur le code de la communication datant de 2016 et ne mentionnant pas cette redevance.
En effet, le sujet épineux des redevances annuelles revient sur le devant de la scène. A quelques mois de l’élection présidentielle de 2023, le financement des médias s’invite dans le débat. Ainsi, le président de la FOPGA Thierry Mebale Ekouaghe et le président de l’Organisation des Patrons des Médias (OPAM), Telesphore Obame Ngomo ont lancé une nouvelle mission sur la réforme du paiement des redevances annuelles dans le contexte de la pandémie du Covid-19. Ils devront en compagnie d’autres organisations mener une réflexion sur les décrets de 2001, 2006 et de la loi organique de la HAC dans les articles 24, 58, lorsqu’on sait que c’est la loi n°19/2016 du 9 août 2016 portant code de la communication qui est actuellement en vigueur.
Aussi, le président de la HAC Ngoyo Moussavou a rassuré les uns et les autres « Il n’est pas question de s’alarmer, ensemble nous allons trouver des solutions. Nous sommes une famille, mon rôle à moi n’est pas de tuer la presse, bien au contraire. Je ne suis pas en mission commandée pour mettre la presse à terre ». De plus, le président de la HAC va prendre l’engagement de faire table rase sur le paiement de la redevance de l’année 2021à cause de la pandémie du coronavirus. Il est aujourd’hui question du paiement de la redevance annuelle de 2022, que les patrons de presse doivent s’acquitter par le canal d’un moratoire. D’ailleurs, le président de la HAC, laisse les responsables de médias jusqu’à la fin de l’année pour être à jour.

