Les six candidats (Pierre-Alain Mounguengui, Jérôme Effong Zolo, Valery Ondo, Diego Ndoumbou Likouni, Désiré Meba Me Fama, Dieudonné Wayi) en lice pour l’élection du nouveau président de la Fédération gabonaise de football étaient tous présents à Lambaréné dans la province du Moyen-Ogooué le samedi 16 avril dernier.
Après le dépouillement des bulletins, Pierre-Alain Mounguengui a été réélu pour un troisième mandat avec 18 voix sur 33 soit 54,54% des suffrages exprimés. Ce dernier est bien ancré dans l’imaginaire médiatique gabonais. On nous le représente comme le remède à tous les maux du football gabonais, celui qui relancera le National-Foot tout en luttant contre la pédophilie. Malheureusement, aimer de loin signifie souvent ignorer la réalité. L’actuel Pierre-Alain Mounguengui est fondamentalement un politicien comme les autres : un président qui n’a pratiquement rien réalisé des promesses de ses précédents mandats.
Les résultats de cette bataille électorale âprement disputée auront révélé à la face du monde, même si c’était un secret de polichinelle, que si rien n’est fait sur le plan interne, la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) est au point de rupture. Le président Mounguengui devra s’employer, au cours de ce troisième mandat, à éviter et aplanir les crises internes s’il veut demeurer le sauveur du football gabonais. Beaucoup de travail en perspective.
Le président Mounguengui fera face à d’énormes défis. Pourra-t-il à la fois réussir à relancer le football féminin, les équipes nationales et le National-Foot ? Il a très peu de marge de manœuvre pour réussir ce «triplé». Il lui sera probablement difficile d’éviter une ou même plusieurs déconvenues. Ne sera-t-il pas tenté alors de pousser le Gabon vers de plus en plus de mesures protectionnistes? Probablement.

