Bilan du FILIGA 1

Une fois n’est pas coutume. Cette année, le premier Festival international du livre gabonais et des arts (FILIGA) a fermé ses portes le 27 mai 2022 après avoir accueilli des centaines de visiteurs. Ce succès d’affluence a permis de chasser, au moins pour un temps, les nuages de morosité qui stagnent dans le ciel de la littérature gabonaise. Le Directeur artistique du FILIGA, Rosny Le Sage Swaga a assuré le final de cette 1ère édition du Festival dans l’écrin du Musée National des Arts, Rites et Traditions du GABON à Libreville après trois jours (du 25 au 27 mai) fabuleux d’un retour à la vie et la culture.

A l’heure du bilan, les éditeurs tout comme les auteurs sont globalement satisfaits. Les amateurs de livres ont été fidèles à leur rendez-vous ; ils ne se sont pas bornés à folâtrer autour des stands mais ont acheté des ouvrages et participé à de nombreuses tables rondes à savoir « La contribution du livre à l’éveil citoyen de la jeunesse » animé par le Pr Hemery-Hervais Sima Eyi, « Le rôle de l’écrivain dans la société » animé par Hallnaud Engouang, « Le livre : vecteur de transmission des valeurs socioculturelles » animé par Pascal Mulangu Binene, « Education : quelle place pour le livre de jeunesse ? » animé par Patrick Mbonguila, « Regard croisé sur la littérature gabonaise de 1900 à nos jours » animé par Pr Didier Taba Odounga, « L’Edition au cœur de l’Afrique : formes, enjeux et perspectives » animé par Vincent De Paul Lele, « L’adaptation du roman au théâtre » animé par Michel Ndaot, « L’art gabonais : une éclosion en marche » animé par Guy Joël Tchango. Ce qui tendrait à prouver que le FILIGA joue moins un rôle de promotion auprès des lecteurs occasionnels qu’une fonction de confirmation, d’adhésion, que viennent apporter à la culture de l’écrit ses plus fidèles militants. Le charme de ce Festival réside dans le fait que c’est une fête, une célébration de la lecture beaucoup plus qu’une manifestation commerciale.

Chacun des grands noms de cette remarquable sélection les Gabonais Jean Divassa Nyama, Guy Rossatanga-Rignault, Janvier Nguema Mboumba, Armel Nguimbi, Mar Kaba, Michel Ndaot, Venant Debomane Zue Ntougou, Omer Ntoungou, Pelagie Abeme Nkoghe, Bessora, Angèle Christine Ondo, Didier Taba Odounga, Guy Joel Tchango, Maitre Atome Ribenga, le Canadien Pierre Turcotte, les Congolais Prince Arnie Matoko, Huppert Malanda, Henri Djombo, Ferréol Gassakys, les Guinéens Soumah M’mah et Abou Soumah, les Tchadiens Tidjani Zenaba, Dr Attié Djouid Djar-Nalbi, les Camerounais Armand-Claude Abanda, Matchadje Yogolipaka, la Sénégalaise Anna Ly Ngaye  a donné lieu à des échanges passionnants et passionnés, enrichissants et épuisants, instinctifs et réfléchis, mais surtout utiles.

Les distinctions honorifiques telles que les diplômes d’honneur, Prix FILIGA de la coopération remis à Ferréol Patrick Gassackys (Congo), Prix FILIGA du Jeune Espoir Gabonais remis à Nathalia Adzaba, Prix FILIGA des Arts Gabonais remis à Jean-Bosco Boungomba, Prix FILIGA de l’Edition Africaine remis à Jean-Baptiste Zebelamou (Guinée-Conakry), Prix FILIGA de l’Engagement Littéraire Africain remis à Attié Djar-Nalbi (Tchad), Prix FILIGA de l’Excellence remis à Armand-Claude Abanda (Cameroun), Prix FILIGA du livre et des arts remis à Henri Djombo (Cameroun), diplôme de participation, ont été remis devant un parterre d’auteurs et de personnalités. D’ailleurs, la Franco-Gabonaise Bessora a reçu le Grand Prix FILIGA d’honneur. Étaient également présent Madame Edwige Eyeang Assame, Directeur du Livre, représentant la Direction Générale des Arts et des Industries Culturelles / Ministère en charge de la Culture et des Arts du GABON, Dr Thierry Nzamba Nzamba spécialiste du programme culture au Bureau de l’Unesco à Libreville.

Le FILIGA a été le lieu de rencontre incontournable entre les lecteurs, les auteurs, les libraires et les éditeurs de tous horizons.

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