Le ministre de la Communication Pascal Houangni Ambouroue a joué vendredi 2 septembre 2022 la carte de l’apaisement auprès des organisations du secteur telles que l’Organisation patronale des médias (OPAM), l’Union de la presse francophone (UPF), l’Union de la presse privée indépendante du Gabon (UPPIG), le Cercle des patrons de la presse privée en ligne (CPPPL), et le Réseau national des journalistes indépendants (RÉNAJI).
La presse gabonaise est passée de la stupéfaction à la peur, puis, un peu hagard, elle s’est rappelé l’importance de sa mission. En chemin, certains semblent avoir décidé de cesser de réfléchir. En effet, la presse proche du palais du bord de mer semble avoir oublié que le doute est le fondement de la profession jusqu’à aboutir à une certaine forme de vérité. Les vraies questions, les bonnes questions restent sans réponse, peu importe la manière et le contexte dans lequel on les pose.
Le recul et l’étude impartiale des documents permettent d’affirmer que, si d’aucuns en demeurent responsables, personne ne l’a délibérément voulue. Loin d’avoir été, comme l’a dit quelqu’un, “le résultat d’un déchaînement accidentel des passions”, elle a eu pour cause l’affolement progressif de ceux qui, dans chaque pays, commandaient les rouages. Des machines compliquées de procédure diplomatique et de guerre échappèrent à ceux qui les avaient mises en marche, et quand, le 30 juillet, les chefs coururent aux manettes dans un suprême effort pour arrêter ce qu’ils avaient déclenché, les manettes ne fonctionnaient plus !
On verra que cette crise n’est ni plus ni moins grave que celles qui l’ont précédée. Et, puisqu’il apparaît que c’est le hasard et non point la fatalité qui détermine les conflits dans la presse, le devoir essentiel du ministre de la Communication Pascal Houangni Ambouroue qui dirigent leurs destinées des nations n’est d’éliminer d’abord et à tout prix le hasard dans la corporation.

