« Non à la suppression de la bourse des étudiants gabonais. Autonomie éducationnelle oblige » dixit Petit-Lambert Ovono

Quelque soit la raison, supprimer la bourse d’un étudiant est un acte qui hypothèque son parcours et toute sa vie.

Aussi la décision de ne plus financer que les étudiants inscrits dans les établissements publics au détriment de ceux inscrits dans le privé est un acte qui crée un conflit entre les deux types d’étudiants.

On ne peut tolérer la création des oppositions et des divisions dans notre pays.

De plus, il n’appartient pas à la directrice de l’agence nationale des bourses nationale qui n’est qu’un manager d’une section de la politique publique de l’éducation des gabonais de prendre une telle décision. C’est au parlement de prendre une telle décision sur exposé des motifs des ministres des finances, de la jeunesse, de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, et après consultation des associations des parents d’élèves, bref sur saisine du gouvernement.

On ne le dira jamais assez, l’ouverture d’une allocation d’éducation doit se faire pour tout enfant gabonais à sa naissance. Le montant de base étant le même pour chaque enfant. Un coefficient multiplicateur permettant de verser le montant exact en fonction du quotient familial du père et de la mère (parents directs).

La scolarité étant obligatoire de 3 à 16 ans, c’est l’école publique qui doit recevoir l’enfant.

À partir de 18 ans, âge de la majorité, des prêts bancaires à taux zéro garantis par l’Etat pour les études et la formation sont ouverts à côté de la perte de l’allocation limitée à 25 ans.

Cette solution a pour but d’autonomiser le jeune gabonais.

Aussi, il revient à l’Etat de mettre en place une vraie politique publique pour l’éducation de nos enfants, l’avenir du Gabon en dépend.

Petit-Lambert Ovono, évaluateur certifié des politiques publiques

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