« Le problème du Gabon, ce ne sont plus les anciens mais les jeunes » affirme Pierre Ntoum

Les problèmes du Gabon ont été accentué en effet par les anciens barons du pouvoir tels que les Jean Ping,Guy Nzouba Ndama, Jean François Ntoutoume Emane, Zacharie Myboto, etc.

Ils ont participé activement à l’appauvrir et à l’enraciner dans cet état de sous développement et de dictature.

Celui qui a lui même fondé ce système a fait son mea culpa en 2007 et en principe, il devrait prendre fin. Mais, il en était devenu le prisonnier jusqu’ à sa mort officiellement intervenue le 08 juin 2009.Son système perdure et est toujours d’actualité.

Ces vieux ne sont plus les seuls responsables. Les jeunes accompagnent ceux qui sont restés accrochés aux privilèges à poursuivre dans la même lancée.

Ces jeunes sont militants des partis proches du pouvoir. Ceux là peuvent en effet être excusés du fait de leur moralité douteuse et de l’absence de vertus dans leurs éducations de base. Ils ont vendu toute dignité et tout honneur.

Ceux par contre qui sont à craindre aujourd’hui sont ceux qui militaient dans les rangs des partis et mouvements qui prônent l’alternance et le changement de paradigme.

Ils ont au moins l’avantage d’avoir côtoyé la misère et la pauvreté au quotidien. Ils connaissent la souffrance des populations et leurs conditions de vie précaires et déshumanisantes.

Ce sont ces jeunes là qui ont décidé aujourd’hui d’accompagner le pouvoir sous des faux labels d’opposants préoccupés par les problèmes de la jeunesse.

Ces jeunes qui se font appeler « jeunes leaders » donnent quitus au pouvoir de faire emprisonner les anciens barons du système. Ils ont surement raison puisque tout le monde est justiciable. Mais ils interpellent quelle justice pour les faire enfermer?

Ne doivent-ils pas plutôt appeler tous acteurs de tous bords à rendre les comptes en commençant par celui qui est installé frauduleusement au palais?

Pourquoi ne l’appellent-ils pas tout simplement à démissionner pour avoir échoué dans tous les domaines de la vie publique de la nation?

S’ils ont une soudaine haine pour Jean Ping et sa coalition, la logique serait de demander des nouvelles élections transparentes sans la participation de tous ces anciens apparatchiks du régime au lieu d’accentuer l’injustice en n’applaudissant que le camp des putschistes.

Ils reprochent aux anciens barons de ne pas libérer leurs moyens financiers pour poser des actions violentes de défiance à l’endroit du pouvoir. Mais qui leur donnent les moyens qu’ils disposent pour louer les salles, médiatiser leurs rencontres, mobiliser autant de jeunes des quartiers? Et quand ils se feront tués et emprisonnés, ils accuseront les mêmes vieux.

Comment font-ils pour regrouper et recruter autant de jeunes? Même certains leaders tels que Luc Bengone Nsi, Mwane Mbading, etc ne mobilisent pas autant alors qu’on les reconnait comme étant des personnes bénéficiant d’une probité morale.

Et s’ils employaient les mêmes méthodes de mobilisations pour appeler à la révolution populaire?

Pourquoi n’aident-ils pas simplement les leaders qu’ils trouvent plus crédibles à leurs yeux à accéder au pouvoir et nettoyer tout le système? Ce sera une tache assez difficile dans le paysage politique actuel, ce genre d’espèces rares.

Les vieux ont leurs parts de responsabilités dans le déclin actuel du Gabon mais ces jeunes ont aussi les leurs par le simple fait de reconnaître le pouvoir actuel et à se permettre de l’interpeller à poser des actes alors qu’il n’a ni le mérite, ni le titre, ni la qualité.

Pierre Ntoum.

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