Gabon : Détournement présumé de la subvention d’aide à la presse 2022 par le Trésor public ?

Depuis la cérémonie de restitution des travaux de la Commission de répartition de l’aide à la presse écrite et numérique le 31 octobre dernier, qui a vu 45 médias jugés éligibles sur 79 soumis à l’examen, c’est l’omerta au niveau du Trésor public gabonais.

Pourtant, instaurée au Gabon en 2003 par le défunt Omar Bongo Ondimba avec le soutien de l’abbé Noel Ngwa pour encourager la libre communication des pensées entre les citoyens, la subvention à la presse écrite n’était destinée qu’aux publications d’intérêt général. Ainsi, cette dénonciation obsessionnelle des libéralités de cette administration étatique sous la tutelle du ministère du Budget et des comptes suscite, moult commentaires. Rappelons qu’en 2018, l’ancien Directeur général du Trésor public de l’époque avait traîné en longueur jusqu’à la non-perception de la subvention par les patrons de presse. Quelques années plus tard, la situation est sur le point de se répéter en 2022 sans aucunes explications ni à la Commission de répartition de l’aide à la presse écrite et numérique ni au ministre de la Communication. Il en ressort qu’il est impératif de ne pas relâcher l’effort. La survie de la plupart des médias dépend déjà étroitement du maintien de cette perfusion d’argent public.

Ces observations et préconisations, qui pointent une gabegie caractérisée au moment même où la presse privée dit en chœur la nécessité de percevoir la subvention session 2022 dans les plus brefs délais, devraient soulever de l’empathie autant du ministre de la Communication Pascal Houangni Ambouroue, que du ministre de l’Economie Nicole Jeanine bi épouse Oyouomi.

Gageons qu’une suite favoLydie Roboty épouse Mbou et du ministre du Budget Edith Ekiri Mounomrable à cette situation fâcheuse soit trouvée le plus tôt possible surtout à l’approche des fêtes de fin d’année. Il en va du classement du Gabon à l’indice de RSF et de la crédibilité de toute la corporation journalistique.  

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