Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies 1996, avec l’Afrique du Sud, Mark Fish, s’est entretenu avec Cafonline et a expliqué en détail son expérience lors du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies, Algérie 2022.
Le « Gros poisson » comme le surnomment ses fans est actuellement un des membres du Groupe d’étude technique de la CAF. C’est la deuxième fois que le Sud-Africain participe à un Championnat d’Afrique des Nations en tant qu’observateur de l’instance faîtière du football africain.
« C’est une joie de parler de football avec vous ici, même si je n’ai pas bien préparé mon sac », a commenté Mark Fish, surpris par les conditions météorologiques actuelles. Effectivement, l’hiver est glacial aux pays des Fennecs.
Après avoir rendus heureux les supporters des Bafana Bafana pendant près de 10 ans, le natif du Cap a endossé un nouveau rôle en tant que membre du TSG.
« C’est un travail intéressant et très agréable de faire partie de l’équipe d’étude technique. Nous regardons les matchs et nous devons choisir les meilleurs joueurs pour qu’à la fin, nous formions l’équipe du tournoi. »
Les stades ont enregistré des records d’affluence, ce qui illustre bien la passion des supporters algériens, que Mark Fish adore.
« Les supporters algériens ont attiré mon attention. C’est un public de connaisseurs, ils sont passionnés par le jeu, j’aime leur manière de soutenir leur équipe. », a analysé l’ancien Buccaneer.
Cette année, le tournoi réservé aux joueurs évoluant dans leur pays, a connu un élargissement. 18 sélections concourent pour le trophée. Il y a eu quelques surprises, ce qui, selon Fish, illustre le niveau de croissance du continent.
« Le Mozambique et Madagascar ont gagné des matchs, ce qui en dit long sur la progression de ces équipes. Madagascar m’ épate et dire que c’est la première fois qu’ils jouent dans ce tournoi. J’ai également observé l’Éthiopie et l’Angola, qui pratiquent un bon football.
« C’est pourquoi le football est appelé le beau jeu. Vous entrez dans un match de football contre un soi-disant outsider mais vous n’êtes pas assuré de gagner. Par exemple, l’Ouganda n’a pas encaissé de but lors de ses deux premiers matches et ils ont tenu tête au Sénégal. »
Fish pense que pour améliorer le tournoi bisannuel, les critères d’éligibilité pourraient être élargis.
« En regardant le format, nous pouvons considérer que tous les joueurs qui jouent sur le continent peuvent participer à cette compétition. Il y a un attaquant camerounais (Marou Souaibou) qui a déménagé en Afrique du Sud et il n’est pas éligible pour jouer le CHAN. Je trouve cela dommage !
« La plupart des joueurs, s’ils en ont l’occasion, veulent aller en Europe. Mais si, un Sud-Africain a l’opportunité, d’aller en Algérie ou au Cameroun, pour connaître une autre culture du football. Cela pourrait rendre le tournoi plus compétitif. Peu importe où un joueur joue sur le continent, il devrait avoir l’occasion de représenter son pays.”
En ce qui concerne la situation des joueurs qui quittent précipitamment leur club d’origine pour de plus gros salaires, Fish a un conseil à leur donner.
« Nous avons des situations où les joueurs s’empressent de partir après le CHAN. La meilleure chose à faire après une compétition comme celle-ci est d’avoir un bon agent qui vous représente avec intérêt.
Je comprends que certains joueurs soient pressés, probablement à cause de la pauvreté, ce qui n’est pas idéal. L’argent ne dure qu’un temps. Les joueurs devraient toujours se déplacer pour les bonnes raisons vers un pays qui les rendra heureux », a conclu Fish.
Trés jeune Mark Fish s’engage avec les Arcadia Shepherds. Icône des Bafana Bafana dans les années 90, il fait partie de l’équipe qui remporte la CAN en 1996.

