Dans la poursuite de l’idéal d’une presse responsable et professionnelle, promotrice du vivre-ensemble, les journalistes ont une responsabilité citoyenne pendant cette période électorale. Ils sont des acteurs majeurs dans tout processus électoral comprenant la période pré- électorale, la période électorale et la période post-électorale.
La liberté d’expression dont jouissent les journalistes doit ainsi être mise à profit non pas pour alimenter la violence et les règlements de compte politiques nourris par la calomnie, l’injure et la diffamation, mais pour contribuer, aux côtés des autres acteurs, à maintenir un climat de paix et de sécurité pendant la période cruciale qui a commencé le 11 août dernier avec le lancement de la campagne électorale.
En période électorale, les médias en général ont pour mission d’informer le public sur les partis politiques, les candidats participant aux élections ainsi que sur leurs programmes, dans une posture d’exemption. Ils contribuent également à la formation de l’opinion de l’électorat, car ils les aident à mieux comprendre les programmes des partis et candidats.
L’objectif principal de la couverture médiatique pendant les périodes électorales est, entre autres, de diffuser des informations justes et impartiales. Cela est possible quand les journalistes ne perdent pas de vue que couvrir une élection, c’est avant tout éclairer le choix des populations, c’est-à-dire leur fournir les outils de compréhension de ce qui fait débat. Mais cela ne va pas sans l’indépendance et le pluralisme des médias, conditions sine qua non d’un processus électoral fiable et transparent.
Aussi, une presse professionnelle, soucieuse du respect de la vie privée, de l’honorabilité des autres citoyens et du respect des institutions de la République, constitue à n’en point douter un acteur majeur dans la stabilité du pays et du maintien de la paix sociale.

