« Des folkloriques en uniforme » par Sandrine Nguemebe

J’apprends qu’il y a je ne sais quoi pris par des je ne sais qui. Ce n’est pas pour casser l’ambiance de tous ceux qui sont en plein extase, mais je dois à la vérité de dire les choses comme elles me viennent: tout ça, c’est du folklore. Des hommes en uniforme qui n’expriment aucune détermination spontanée. Rien. Comme des ‹‹envoyés›› qui manquent d’enthousiasme, du  »truc » que l’on voit chez les autres loin là- bas, de vrai gnack, cette détermination sucrée qui donne du bon goût à des vies précisées depuis kalakala. Rien, aucune joie venant des entrailles dans leur soit disant action pour la restauration… Mon œil oui !Mais bon, tout n’est pas que mauvais.

Je suis tentée de croire que tout ce cinéma d’une maison de production de films gabonais à petit budget, a un objectif inavoué, celui de faire bonne impression sur les plans national et international, de tenter de faire endormir/bercer les incrédules et les patriotes avides d’un vrai changement de régime. Deux questions me traversent à l’instant l’entendement. La première : ‹‹à qui ce folklore profite ?››Une seconde qui découle de la précédente : ‹‹aux populations ou à tous ceux qui veulent par tous les moyens le maintien et la continuité d’un système qui a la peau et les dents dures ?››Ah la ruse ! C’est bien joué pour nous détourner de la vérité des urnes !Du reste, je retiens ce qui va suivre: ‹‹on chasse›› Ève, son fils Cain et sa bande d’amis, les héritiers de Sodome et Gomorrhe. Quant à la fille Abelle, elle a pris son chemin. La tangente. Abelle, n’est pas dans les choses là. Elle a enlevé son corps. N’importe quoi !Et Adam dans tout ça ?Que dire, son esprit est ailleurs depuis qu’il a consommé ‹‹la pomme››.In fine, attendons voir la suite.Tout le monde au Gabon n’est pas nigaud.

Attention !

Laisser un commentaire