Le Gabon ne sera plus jamais le même. Soit il s’améliore soit l’explosion totale. Nous traversons une période historique très sensible. Que chaque leader face attention à ce qu’il dit, même chaque citoyen, que chacun de nous veille à ce qu’il sort de la bouche ou écrit sur les réseaux sociaux. Toute vérité n’est pas toujours bonne à dire. Encore qu’il n’y a rien qui se passe que nous ne sachions ou soupçonnions déjà.
Nous respectons le professeur Albert Ondo Ossa mais il ne nous informe de rien quant à ce que nous vivons. Qu’il ne soit pas égoïste de ne penser qu’à lui parce qu’il veut être au pouvoir même si c’est lui qui a été voté. Le peuple n’en veut plus des Bongo, c’est la raison pour laquelle les populations ont acclamé l’armée alors qu’il ne se dise pas que c’est pour lui parce que si ce n’était que lui, on aurait vécu le même scénario des élections précédentes, avec un Ping allongé sur sa piscine pendant que des gens sont morts après les vains espoirs qu’il a nourris en eux Un verrou vient de sauter. Ce n’est pas rien. Savourons d’abord de voir un clan Bongo tomber.
L’heure n’est pas à » donnez-moi le pouvoir c’est moi qui aie gagné » mais plutôt à l’unité, que nous restions tous soudés aux notre armée et nous, en pensant non à soi mais à l’avenir de notre pays, à notre dignité, notre honneur et notre intégrité. Ne soyons pas naïfs de croire qu’un système vieux d’un demi siècle puisse tomber aussi facilement avec une prise de pouvoir sans effusion de sang par l’armée et que du jour au lendemain ce sera la fête avec Albert Ondo Ossa comme président. Ne soyons pas bêtes, un tel scénario n’est pas possible en politique. Il n’y a que dans nos imaginations que les choses se passent aussi bien. Vu la représentation des arrestations en cours, tout nous prêtes à croire qu’il s’agit là d’un conflit entre les clans Sylvia et famille Bongo. Nous ne sommes ni naïfs ni bêtes, ni dupes mais ce n’est ce qui nous intéresse pour l’instant.
L’armée nous a présenté sa feuille de route, nous, gardons notre calme et accordons lui une confiance aveugle en gardant les yeux bien ouverts sur tout ce qu’il se passe. Soyons intelligents, protégeons notre pays y compris contre nous-mêmes car apparemment nous sommes aussi une menace pour nous-mêmes. Pour le moment, gardons notre sang froid, il y a trop de tensions dans l’air, y compris au sein de l’armé. Il est impossible que Brice Oligui Nguema fasse l’unanimité de manière absolue dans l’armée alors, apportons à notre armée notre soutien. Voir les gens fêter dans les rues avec les militaires était beau, ne gâchons pas ce rêve que nous venons d’entamer dans notre histoire. Ne laissons personne, d’aucune manière que ce soit, nous inciter à nous soulever contre notre armée. Travaillons ensemble, faisons des propositions à nos militaires, montrons-leur que nous leur faisons confiance, il se peut que cela influe positivement sur eux au cas où certains nourrissaient d’autres intentions. Si possible, balayons nos rues, sortons de nos maisons nettoyer nos rues, que cela soit un symbole de la réécriture de notre histoire. Que ce geste soit symbolique de la page que nous venons de tourner dans notre histoire.
Le professeur Albert Ondo Ossa ne peut pas diriger le Gabon en ce moment, ce n’est vraiment pas possible, surtout pas après ce qu’il vient de se passer et tout ce qui tourne autour. Il se peut même que ce soit un bien pour lui de ne pas être au pouvoir en l’état actuel des choses. Que de faire des déclarations susceptibles d’inciter les populations à investir les rues et se faire massacrer, qu’il appelle au calme, et taise ce qu’il sait que nous savons. Nous voyons, mais ce n’est pas la priorité pour le moment. Que l’armée poursuive son plan. Rien n’est sûr à 100% si ce n’est que nous venons de tourner une page importante de notre histoire. Après sachons qu’il y a ce que les hommes planifient, et ce que DIEU LUI-MÊME à qui tout appartient a déjà planifié.
Ce que vit présentement le clan Sylvia exempte pas son clan adverse, qu’ils ne se réjouissent pas trop vite, DIEU a un projet pour eux aussi. Que la haine des Bongo-PDG ne nous trompe et ne nous aveugle pas.
M.B.A

