Poésie : « Hommage posthume à Ernest Nziengui »par Rosny Le Sage Swaga

Élie Élisabethe, de ton nom d’Artiste,

Au-delà de la mort, qui n’est que l’autre vie, Mon salut fraternel t’arrive de l’autre rive.Publie-le à toute notre brillante fratrie.

Je t’ai découvert par ta mort ! Je me souviens : Ce jour de recueillement,

Ton esprit dormait, à mon grand étonnement,

Dans cette bière où ravi, reposait ton corps.Jai eu peur, et puis je me suis ressaisi. D’où naît la peur, sinon de l’ignorance

De ce voyage, dit-on, sans retour ? Mais, est-ce vraiment le cas ? La vie est certainement meilleure là-bas !

Un jour, je vivrai cette expérience plaisante. Toi, dont le front dégarni et le regard avisé ont frappé d’étonnement tes associés,

Toi, à l’intelligence partout avérée,

Que dis-tu à ceux qui t’ont admiré ?Je respecterai ta mémoire et tes consignes.

Difficile, le déni dune gloire posthume Que même nous, encore de ce monde, Plus que jamais, recherchons !

Tiens, Élie, Pendant que j’y suis ! Doyens dans l’écriture en voyage,

Comment êtes-vous reçus «là-bas» ?Avez-vous eu des prérogatives ? Qui prend en charge les droits d’Auteur ? Est-ce encore le lecteur qui ne vous voit plus,

Et dont vous avez, pour jamais, perdu le regard ?

Êtes-vous toujours des guides éclairés là-bas,

Mais qui ne perçoivent toujours rien ? De vos combats menés et laissés,

Nous savons, vous avez été des Grands. Vos noms sont portés sur ces Livres

Que nous conseillons à nos enfants.

Écrivains partis dans l’au-delà,

Á nos dirigeants inspirez un Livre : Droits d’Auteur Aux Écrivains Vivants ! C’est possible, n’est-ce pas ?

Éditée sur le Continent et diffusée,

Cette oeuvre sera d’une utilité vitale.Élie Élisabethe !

C’est la fin de cette oraison posthume

Á transmettre aux Archives nationales.

Le pays vit, la démocratie va le sauver

Nous avons grand espoir,

Et je te dis à bientôt !

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