Élie Élisabethe, de ton nom d’Artiste,
Au-delà de la mort, qui n’est que l’autre vie, Mon salut fraternel t’arrive de l’autre rive.Publie-le à toute notre brillante fratrie.
Je t’ai découvert par ta mort ! Je me souviens : Ce jour de recueillement,
Ton esprit dormait, à mon grand étonnement,
Dans cette bière où ravi, reposait ton corps.Jai eu peur, et puis je me suis ressaisi. D’où naît la peur, sinon de l’ignorance
De ce voyage, dit-on, sans retour ? Mais, est-ce vraiment le cas ? La vie est certainement meilleure là-bas !
Un jour, je vivrai cette expérience plaisante. Toi, dont le front dégarni et le regard avisé ont frappé d’étonnement tes associés,
Toi, à l’intelligence partout avérée,
Que dis-tu à ceux qui t’ont admiré ?Je respecterai ta mémoire et tes consignes.
Difficile, le déni dune gloire posthume Que même nous, encore de ce monde, Plus que jamais, recherchons !
Tiens, Élie, Pendant que j’y suis ! Doyens dans l’écriture en voyage,
Comment êtes-vous reçus «là-bas» ?Avez-vous eu des prérogatives ? Qui prend en charge les droits d’Auteur ? Est-ce encore le lecteur qui ne vous voit plus,
Et dont vous avez, pour jamais, perdu le regard ?
Êtes-vous toujours des guides éclairés là-bas,
Mais qui ne perçoivent toujours rien ? De vos combats menés et laissés,
Nous savons, vous avez été des Grands. Vos noms sont portés sur ces Livres
Que nous conseillons à nos enfants.
Écrivains partis dans l’au-delà,
Á nos dirigeants inspirez un Livre : Droits d’Auteur Aux Écrivains Vivants ! C’est possible, n’est-ce pas ?
Éditée sur le Continent et diffusée,
Cette oeuvre sera d’une utilité vitale.Élie Élisabethe !
C’est la fin de cette oraison posthume
Á transmettre aux Archives nationales.
Le pays vit, la démocratie va le sauver
Nous avons grand espoir,
Et je te dis à bientôt !

