Et quid de la contribution et la participation de la communauté artistique et culturelle au processus de Restauration des Institutions de la République

C’est donc finalement le 03 octobre 2023, à 14h-00 à l’hôtel de Ville de Libreville, qu’a lieu l’assemblée générale des Présidents et Secrétaires généraux des syndicats, confédérations et associations à caractère artistique et culturel.

Convoquée conjointement par le Syndicat des Artistes (SYA), la Confédération Gabonaise des Acteurs culturels (COGAC) qui regroupe plus de 20 associations, le CAR et l’association GABON-TALENTS, cette réunion est censée traiter de la situation des artistes et des acteurs culturels gabonais ; la contribution et participation des artistes et acteurs culturels au processus de restauration des institutions de la République.

Notons que la communauté artistique et culturelle traîne deux cahiers de charges. Le premier comprend les besoins liés à l’amélioration de son environnement et sa condition sociale. Le second est relatif à la contribution et la participation des artistes et des acteurs culturels au processus de restauration des institutions de la République.

En effet, tout compte fait, les artistes et les acteurs culturels n’ont jamais été associés, ni de près ni de de loin, à la marche du pays. Ils ont toujours été marginalisés par le régime BONGO-PDG des instances de décision telles que l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil Économique, les Conseils municipaux et départementaux, etc., alors qu’ils jouent un rôle clé dans la vie de la cité, le bien et le bonheur du peuple.

Pour avoir choisi de se mettre du côté du peuple, en faisant tomber le régime tyrannique et criminel BONGO-PDG qui s’apprêtait à commettre un énième bain de sang pour se maintenir au pouvoir, le CTRI et son Président, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, méritent le soutien de la communauté artistique et culturelle dans son œuvre de construction d’un nouveau Gabon.

Une cité qui n’a pas d’artistes pour la faire vivre est une cité sans identité, donc une cité morte. Voilà pourquoi nous n’avons de cesse d’appeler le gouvernement gabonais, à travers son ministère de la Culture : 1. à créer un environnement politique propice à la libre expression des talents et au développement des entreprises et des industries culturelles ; 2. à mettre en application le statut de l’artiste et de l’acteur culturel qui vient d’être promulgué, afin que les artistes deviennent des agents économiques et participent à la richesse nationale à travers l’impôt qu’ils seront amenés à payer ; 3. à restituer le Bureau Gabonais des Droits d’Auteur (BUGADA) à son créateur qui, seul, est capable de le faire fonctionner au profit de tous les artistes.

Norbert EPANDJA

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