Des allégations réfutées par des sources autorisées au ministère de l’Économie et des Participations. Arrivé à Libreville le 1er octobre, le financier franco-ivoirien a rencontré le lendemain le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, avant de s’entretenir avec plusieurs membres du gouvernement.
«Rien n’a été acté. Rien n’a été signé. Rien n’a été projeté» a laissé entendre une source haut placée du ministère. «Il n’a pas été invité par le ministère de l’Économie», a rapidement réagi une source du ministère, précisant : «C’était la visite d’un investisseur potentiel. Rien n’a été acté. Rien n’a été signé. Rien n’a été projeté».
Bien que le banquier ait rencontré plusieurs personnalités du Gabon, dont le Premier ministre, le ministre de l’Économie et le ministre des Comptes publics, rien de précis ni d’officiel n’a été décidé ou annoncé à l’issue de ces discussions. Au ministère de l’Économie, on indique que la rencontre avec M. Thiam s’est tenue à sa demande.
Les tenant du ragot d’un appel au secours de Tidjane Thiam ont évoqué «l’expérience ivoirienne après le coup d’État de Robert Gueï» et «ses réussites professionnelles». Ils ont aussi argué de «la volonté du ministre gabonais de numériser les paiements pour élargir l’assiette fiscale».
Des reproches également balayés par des sources sûres de la Primature gabonaise, soulignant que Tidjane Thiam est venu à Libreville en consultant et investisseur, et non pour «gérer l’économie gabonaise».
S’il suscite des interrogations, le passage de M. Thiam à Libreville n’a, en réalité, donné lieu à aucun mandat officiel. Une source du ministère de l’Économie l’a d’ailleurs clairement indiqué : «Il n’y a aucun mandat de la République gabonaise désignant Tidjane Thiam comme Conseiller».

