Alors que sa cliente est accusée d’avoir accepté de favoriser l’attribution de marchés publics à une entreprise française au Gabon moyennant une contrepartie de 8 millions d’euros, Me Corinne Dreyfus-Schmidt, assure que rien ne prouve que la remise de cette somme ait eu lieu au bénéfice de l’ancienne directrice de cabinet d’Omar et d’Ali Bongo qui nie en bloc.
Son procès s’ouvre le 29 janvier et se poursuivra le 1er février 2024 au tribunal judiciaire de Paris où elle répondra dès faits présumés de «corruption d’agent public étranger». Pourtant, Pascaline Bongo, qui est soupçonnée d’avoir accepté d’intervenir en faveur de l’entreprise française Egis Route pour l’attribution de marchés publics au Gabon contre la promesse de 8 millions d’euros, conteste cette accusation. Son avocate entend prouver que cette transaction n’a jamais eu lieu. Me Corinne Dreyfus-Schmidt assure en effet que sa cliente «n’a été en contact avec personne, il n’y a pas de contrat signé et rien dans le dossier ne permet de dire qu’il y a eu une remise d’argent». En somme, ce contrat fictif n’aurait jamais existé.Même son de cloche chez Egis, l’autre partie mise en cause dans cette affaire qui date de 2010 et 2011, soit peu de temps après l’arrivée d’Ali Bongo, demi-frère de Pascaline, au pouvoir.
«Nous réservons nos explications pour l’audience, mais nous pouvons d’ores et déjà indiquer que nous contestons les faits de corruption avec la plus grande fermeté», a réagi le groupe français spécialisé dans la construction de routes et d’infrastructures supposé avoir bénéficié de la position de l’ancienne directrice de cabinet du président gabonais de l’époque pour la création de l’Agence nationale des grands travaux du Gabon (ANGT) via un marché public de consulting.
Griffin Ondo Nzuey

