Est-on conscient et soucieux de ce qui se passe dans les villages du pays ? Des classes ou des écoles continuent de fermer sans qu’aucune consultation n’ait été engagée avec les maires. Cela suscite l’émoi et l’incompréhension des familles, ainsi qu’une rupture de confiance entre les élus et le Gouvernement.

En effet, le village de Bateva dans le canton de Bine situé entre Lambaréné et Bifoun qui abritait un établissement protestant se retrouve aujourd’hui sans enseignants. De même que les logements qui leur étaient destinés tombent en ruine (sans eau ni électricité), ce sont désormais les repères des reptiles et des rats. Qu’adviendra-t-il des bâtiments et du personnel contractuel ? Car, une école qui ferme, c’est un point d’attrait en moins pour un village. Ce sont des emplois qui disparaissent et des enfants qui sont abandonnés à eux-mêmes et sont obligés de se rendre dans les champs pour faire l’agriculture. On ne rouvre jamais une classe, a fortiori une école, avec la même promptitude qu’on ne la ferme, tant les obstacles administratifs, budgétaires et parfois politiques sont nombreux.

« Depuis plusieurs mois l’école est fermée. Les enseignants ont abandonné l’établissement scolaire d’eux-mêmes sans remettre les bulletins aux enfants. De la première année jusqu’en cinquième année, il n’y a aucun enseignant », a déploré le chef du village.
Gageons que le CTRI se saisisse du dossier pour venir en aide à ces jeunes qui sont l’avenir de demain.

