Drame du personnel local de l’Ambassade du Gabon en Espagne

Le personnel local de l’Ambassade du Gabon en Espagne est dans une situation de détresse grave. Il s’agit de six personnes dont quatre Gabonais et deux Espagnoles qui sont pratiquement à quatre mois sans salaire. Ces agents sont des pères et mères de famille qui pour certains ont été chassés de leur maison. Visiblement, l’ambassadeur Patrick Moukala semble plus préoccupé de faire de fausses factures et de faire le silence sur cette situation au lieu de régler le problème.

Pour rappel, depuis l’année 2016, les salaires du personnel local de l’ambassade du Gabon en Espagne accusent un retard de paiement. Pour mieux vous édifier à ce sujet, à titre d’exemple, les agents n’ont pas encore perçu leurs salaires des mois de juillet, août et septembre 2023. Aucune circonstance exceptionnelle jusque-là ne justifiait ces retards de paiement. Aucune explication non plus ne leur est donnée pour justifier cela. La conséquence logique de ce que vivent ces agents est un déséquilibre au sein de leurs familles, provoquant une situation de vulnérabilité difficile à assumer pour des mères et pères de famille. Force est de constater qu’ils ont des dettes envers leurs créanciers et leurs banques qui à raison leur prélèvent des intérêts parfois abusifs pour non-respect des engagements souscrits. Certains parmi eux qui sont locataires ont été plusieurs fois expulsés de leurs logements avec leurs familles. Les banques soumettent à un harcèlement sans pareil ceux ayant des crédits immobiliers, allant jusqu’à les traduire en justice.

Par ailleurs, il convient de signaler que lorsque ces agents reçoivent des virements depuis la Paierie du Gabon à Rome de leurs salaires sur leurs comptes bancaires, ceux-ci ne sont pas considérés comme salaires, mais plutôt comme virements internationaux, d’autant plus que ces virements ne sont pas mensuels, mais tous les deux ou trois mois. D’où l’application de ces commissions bancaires abusives, car la condition exigée par la banque est celle de domicilier les salaires mensuellement et de manière permanente.

Face à tous ces désagréments, et voyant qu’aucune solution n’est trouvée, il revient au CTRI de mettre un terme à la situation des agents locaux de l’Ambassade du Gabon près le Royaume d’Espagne qui n’a que trop duré.

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