Si le CTRI n’avait pas déposé Ali Bongo le 30 août dernier, le peuple gabonais aurait perdu son pays, c’est-à-dire, son identité nationale.
Et la question que nos enfants, petits-fils et petites-filles nous auraient posée aurait été : comment le peuple gabonais a-t-il fait pour que son pays se retrouve entre les mains des apatrides qui se sont permis de le piller au vu et au su de celui-ci, sans être inquiétés !?
Par manque de courage d’assumer nos responsabilités, nous leur aurions répondu : « C’est Ali Bongo qui a placé ces apatrides à la tête du pays ».
Et nos petits-fils et petites-filles de rétorquer : « D’accord, mais comment Ali Bongo, dont l’acte de naissance a été établi par un Maire du 3eme arrondissement deux décennies moins âgé que lui, est-il arrivé au pouvoir, et pendant qu’il plaçait ces apatrides au sommet de l’État, que faisaient les présidents des institutions telles que le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, etc ? ».
Sans attendre notre réponse, ils auraient probablement asséné : « Vous dites que chaque élection présidentielle organisée au Gabon depuis 1993, se terminait toujours par un bain de sang, mais comment les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Gabon faisaient-t-elles pour obéir à l’ordre d’aller tirer sur leur propre peuple qu’elles étaient censées protéger et défendre ?
Là, nos bouches se seraient tues. Parce que cela dépasse tout entendement humain qu’une armée massacre son peuple, qu’elle est censée protéger et défendre, sur ordre d’un individu, fusse-t-il Président de la République.
C’est ici que le CTRI et le chronogramme de la Transition, déroulé le lundi 13 novembre, trouvent toute leur raison d’être : il faut restaurer les institutions et en faire des institutions fortes.
Parmi ces institutions, la Garde Républicaine et les Forces Armées gabonaises : les missions et moyens de l’une et l’autre doivent être clairement définis.
Sur la question de la corruption, je suis d’accord avec le CTRI, qu’il faut y mettre fin. Car ce sont les présidents des institutions corrompus et les politiciens aux ventres mous qui ont mis notre pays en danger de mort. Toute chose incompréhensible quand ont sait que les présidents de ces institutions (Assemblée nationale, Sénat, Cour constitutionnelle, etc.), qui pouvaient peser sur les décisions d’Ali Bongo n’étaient pas des analphabètes et crève-la-faim comme moi, mais des grands intellectuels bardés de grands diplômes, des hommes et femmes bien rémunérés.
En somme, tout ce qui est arrivé au Gabon, entre 2009 et 2023, et qu’on a jamais vu dans d’autres États africains, est de la faute de ces hommes et femmes qui n’avaient aucun amour pour le pays pour consacrer un peu de leur temps à la protection de celui-ci, à travers la protection des valeurs culturelles identitaires qui fonde la nation gabonaise. D’où la perméabilité culturelle du Gabon dans lequel n’importe quelle Culture a pu facilement s’installer jusqu’à qu’à en prendre le contrôle.
Deux exemples patents parmi tant d’autres :
1. L’homosexualité, dépénalisé par des parlementaires PDG, moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes ;
2. Les religions, églises, sectes, associations denature ésotérique telle que la franc-maçonnerie, etc.
Beaucoup d’entre nous ont intégré ces obédiences venues de l’extérieur à cause de cette perméabilité culturelle. Et c’est là où se trouve le plus grand danger auquel le peuple gabonais est exposé.
En effet, il n’y a pas qu’après une guerre qu’un pays peut être occupé par une force étrangère, à l’instar de la guerre en Ukraine. Mais un pays peut être occupé intelligemment et pacifiquement. Et ça s’est passé ici au Gabon entre 2009 et 2023 sous les yeux de vos intellectuels bardés de diplômes. Et quand votre pays est occupé par des forces ou entités étrangères, croyez-vous être encore des hommes et des femmes dignes, libres et indépendants ?
C’est donc vous dire que la Culture est notre corps, notre esprit, notre âme et notre armure. Protégeons-là car sans elle nous n’avons pas de vie en tant que nation.

