« Si Oligui Nguema n’est pas critiqué, comment voulez-vous qu’il réussisse sa Transition ? » par Norbert Epandja

Je ne suis ni un lâche, ni un peureux, ni un mouton qui suit les autres les yeux fermés. Je ne suis pas un gabonais au ventre mou, prêt à s’applatir pour le moindre sous. Je suis un créateur, un constructeur, un bâtisseur, un Patriote voué à la cause du pays, même si cela me vaut toute l’injustice que je subis jusqu’ici de la part du pouvoir BONGO-DABANY-PDG.

Quand une mère frappe son enfant qui a fait une bêtise, cela ne veut pas dire qu’elle n’aime pas cet enfant, mais c’est une manière de lui inculquer une bonne éducation.

On parle de quoi au juste ! Je donne mon avis, un avis pourtant bien argumenté, sur le délai de la Transition, je deviens du coup l’opposant d’oligui Nguema que je soutiens pourtant ?

D’ici là, je ne serais pas surpris d’entendre dire que le Premier Ministre, Raymond Ndong Sima, pour avoir demandé qu’il y ait de la transparence dans la gestion des fortes sommes d’argent saisies chez les barons du régime déchu, est devenu l’opposant d’Oligui Nguema !

Si tu ne veux pas que ta nudité soit découverte, ne mets pas une femme dans ta maison. Si vous ne voulez pas qu’Oligui Nguema soit critiqué, demandez-lui de passer le pouvoir à un autre gabonais qui accepte la critique constructive. Parce que, lorsqu’on occupe une fonction publique, on ne peut pas échapper aux critiques.

C’est quoi notre problème ? Pourquoi voulez-vous que tous les gabonais soient des moutons ?

Il y a des gabonais et des gabonaises qui travaillent pour construire ce pays. Ils le font dans la douleur parce qu’il y a toujours des démons comme Ali Bongo pour les empêcher de le faire, mais il le font.

Hier, quand je me battais contre le régime BONGO-DABANY-PDG, j’étais l’homme qu’il fallait abattre au Gabon. Les sbires d’Ali Bongo venaient me faire la guerre au quartier, jusqu’à me menacer de mettre le feu à mon domicile.

Aujourd’hui, le temps ne m’a-t-il pas donné raison ? N’est-ce pas pour les mêmes choses que je dénonçais tous les jours qu’Ali Bongo a été déposé par le CTRI ?

Maintenant, où sont-ils passés, les sbires et supporters qui, jusqu’à dans la bêtise, soutenaient Ali Bongo les yeux fermés, pendant qu’il tuait leur pays ?

Il vous a pourtant demandé de faire du bruit !! Pourquoi vous ne vous attaquez pas au CTRI ?

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