Le premier investissement doit être humain

J’observe avec étonnement les populations gabonaises se réjouir de ce que les routes sont faites, etc. Mais doit on remercier des dirigeants pour ce qu’ils sont sensés faire ? C’est d’autant plus étonnant parce que les médias nationaux reprennent en boucle en oubliant pas de remercier les autorités de la république. Seuls les esprits éveillés ne sont pas dupe et n’ont cesse de tirer la sonnette d’alarme, parce qu’il n’y a aucun doute que l’objectif derrière tout ce tapage médiatique n’a pour but que de vanter les mérites du président de la transition dans l’unique but qu’il soit candidat à l’élection présidentielle de 2025.

Cependant si il est bon d’avoir des infrastructures, qu’en est il du gabonais lui-même ? Curieusement lui-même qui doit être au centre de sa propre préoccupation, de son devenir, semble ne pas beaucoup s’interroger sur ce qui doit être fait pour qu’il vive dans des meilleures conditions. Le problème du chômage, les salaires, le train de vie excessif de l’État, les détournements des deniers publics, la corruption, la santé, etc.

Tant de sujets qui doivent être primordiaux pour véritablement parler d’un essor vers la félicité, car c’est l’humain d’abord qui doit être au centre des préoccupations des dirigeants, et non les infrastructures. Mais au Gabon, dans ce pays au peuple atypique auquel on accoutumé à se contenter des miettes qui tombent de la table, les sujets évoqués ci-dessus ne semblent pas être prioritaires.

En plus de l’humain qui doit être au centre des préoccupations, il y a les conditions qui doivent les permettre, comme la justice. Comment être heureux dans une société ou la justice n’est pas observée ? Cela m’emmène à évoquer les anciens dignitaires de l’ancien régime qui ont des comptes à rendre au peuple pour la gestion du pays pendant près d’un demi-siècle, mais surtout pour ceux qui ont dirigé le Gabon depuis le début du règne d’ali bongo. Devrions nous oublier tout cela au détriment des infrastructures tape à l’oeil faites par le CTRI?

Tant que l’humain, le citoyen gabonais ne sera pas la préoccupation principale de l’agenda des dirigeants du CTRI, il serait prudent d’être sur des gardes, parce que l’histoire nous enseigne. Il y a eu Idi Amin en Ouganda qui lorsqu’il avait pris le pouvoir avait apparu aux yeux des Ougandais comme l’homme providentiel avant de se muer en l’un des plus cruels dictateurs de toute l’histoire de l’Afrique.

Il n’y aucunement lieu de se réjouir outre mesure lorsque des gens dont le devoir est de faire des routes ou autres le font. Il serait bon de revoir cette façon de penser, c’est cela aussi le changement de mentalité. Cette façon de faire est l’héritage du demi-siècle de règne des bongo de père en fils, dans l’unique but d’installer dans les esprits qu’ils étaient les hommes de la situation, cependant le gabonais n’a jamais été au centre des préoccupations de ces derniers, d’où la paupérisation du peuple durant ce règne.

Mr Yann

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