Après le 28ème Congrès de l’ancêtre de l’organisation, l’Union internationale des journalistes et de la presse en langue française (UIJPLF) le 15 novembre 1982, puis lors du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernements en novembre 2014 où l’Union de la Presse Francophone (UPF) est sortie de sa léthargie, aujourd’hui le tour vient avec l’organisation des 50e Assises de la presse francophone en janvier 2024 sur le thème : « Médias : Paix-Sécurité ». Cette triptyque est d’une très grande actualité, au regard de la cartographie des périls.
A travers le thème de ces Assises, c’est le lieu de saluer le courage qui s’attache à l’exercice du métier de journaliste en temps de conflit. Car, de tout temps, des hommes et des femmes risquent leur vie et leur liberté pour informer vrai, en s’appuyant sur les normes éthiques de l’exactitude, de l’impartialité, de l’équité et de l’équilibre. Selon les chiffres de l’UNESCO, rien qu’en 2023, 65 journalistes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions, dont trente-huit dans des zones de conflit.
En outre, des questions se posent également quant à la pratique de votre métier par des blogueurs et autres activistes qui, pour autant, ne s’encombrent pas des normes qui encadrent la profession. Ainsi, ces Assises sont un nouveau départ pour de plus grands accomplissements en matière de renforcement de la démocratie, de préservation de la paix, de promotion d’un développement durable équitable, d’engagement contre le terrorisme, de défense de l’éducation et de la formation à l’ère du numérique, de démocratisation de l’accès aux services de santé.
« Le monde doit être meilleur avec la meilleure presse possible. C’est la conviction de l’Union de la Presse francophone-Section sénégalaise dans la continuité des principes de l’Union internationale de la Presse francophone. La transformation qualitative de la relation du monde à la culture de la paix passe par la diffusion d’une information inspirant des valeurs comme la stabilité, la tolérance mutuelle, la justice sociale, l’accès équitable aux services sociaux, la préservation des équilibres institutionnels et la solidarité. Le destin du monde francophone n’est pas dans la terreur. Il est plutôt dans la ferveur des belles fraternités » a déclaré Abdoulaye THIAM, Président de l’UPF-Section Sénégal.

