Installé au Gabon depuis 30 ans, comme l’indiquent les journaux hippiques distribués aux parieurs, le PMUG exerce une activité commerciale à titre principal et dispose d’autres qui sont connexes. Mais force est de constater qu’aujourd’hui cette entreprise pratique des contrats inutiles, des contrats de courtage mis en œuvre pour la spoliation des droits inhérents au contrat de travail à durée indéterminée (CDI).
Aussi, le Collectif pour les avancées sociales des travailleurs du Pari Mutuel Urbain Gabonais (PMUG) a organisé un point presse ce vendredi 12 janvier 2024 dans l’optique d’interpeller les plus hautes autorités du comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) parmi lesquelles le Président de la République le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema sur les atteintes flagrantes des droits des Gabonaises et Gabonais par l’usage du contrat de « courtage » comme moyen de maintient de servitude des vendeuses et vendeurs du PMUG sur toute l’étendue du territoire nationale sans dignité, par le non respect des obligations relatives à la protection sociale des travailleurs.
En effet, la contraction des contrats de « courtage » entre le PMUG et les vendeuses dans les kiosques et divers sites fixés à son initiative ne concorde pas avec la notion juridique de « courtier » qui leur est attribuée à tort, car les effets pénalisants desdits contrats de « courtage » les soumettent à l’extrême spoliation des droits liés au travail exécuté quotidiennement au PMUG. Rappelons que le « courtier » est un professionnel libre qui pratique une activité commerciale où il met en relation deux ou plusieurs personnes pour la vente ou l’achat d’une marchandise ou encore la conclusion d’une signature d’assurance. Il est aussi là pour conclure un contrat d’affrètement maritime. Le courtier est un intermédiaire et non un salarié.
Aujourd’hui, ici, le PMUG nous a donné un statut de courtier, alors que la relation qu’il y a entre le PMUG et nous est une relation d’exécution de travail. Le courtier : on ne lui donne pas un point de vente, on ne le fixe pas. Il n’est pas soumis à des ordres de subordination. Alors que curieusement, les critères qui sont dans le contrat de travail des membres du collectif sont similaires à ceux du contrat de courtage.

En revanche, les vendeurs et les vendeuses sont soumis à un lien de subordination, car c’est la direction commerciale du PMUG qui leur donne des ordres, les appareils pour travailler et ils sont soumis à des sanctions s’ils ne respectent pas les consignes. Par conséquent, ils fustigent ce contrat de « courtage » dans lequel ils sont liés au PMUG.
Gageons une issue favorable au Collectif pour les avancées sociales des travailleurs du Pari Mutuel Urbain Gabonais (PMUG). Que le CTRI fasse entendre raison au PMUG.

