Depuis quelques années, la littérature jeunesse est sous le feu des projecteurs et en constante mutation. Adaptée au cinéma, à la télévision, parfois même à la radio, et représentée dans les magasins de jouets grâce aux produits dérivés, la littérature jeunesse est plus que jamais dynamique. Nourri par des phénomènes qui traversent les générations, ce genre permet de nourrir l’imagination des enfants, oscillant entre 1 et 18 ans.
En effet, la littérature jeunesse a la particularité d’être en réalité constituée de plusieurs genres littéraires : le conte, le roman, la poésie, la bande dessinée, l’album jeunesse, etc. Ainsi, écrire pour la jeunesse requiert une attention à l’âge du destinataire, partant d’une adaptation à son niveau linguistique, cognitif et culturel, au risque de simplifications qui font la part belle au cliché et au stéréotype. L’écrivain pour adultes qui s’adresse au jeune lectorat veille à rendre sa langue accessible, limite son lexique et simplifie sa syntaxe, mais sans trahir pour autant son écriture ni son équation personnelle. Cela passe par un titre descriptif et court (vivant, dynamique), une histoire sans temps mort avec des actions qui s’enchainent rapidement, le style (avec la construction des phrases pas trop longues, un vocabulaire accessible, l’utilisation des répétitions), la forme (avec l’utilisation des illustrations). Reflet de son contexte de production, la littérature de jeunesse s’adapte aux évolutions sociétales et socioculturelles, véhicule les stéréotypes qui circulent dans la société contemporaine et dans son langage, se plie aux dictats d’un politiquement correct accentué et propagé par la mondialisation.
Pour en connaitre davantage, l’Association pour la Promotion du Livre et des Arts (APLA) organise en marge du 1er Salon du Livre de Jeunesse de Libreville (qui aura lieu du 9 au 13 avril 2024) une formation à l’écriture des livres de jeunesse du 10 au 12 avril 2024 de 9 heures à 16 heures au Palais des Sports et de la Culture de Libreville. Les frais d’inscription sont à 15 000 francs CFA et la formation coute 115 000 francs CFA. Les participants auront la possibilité d’y connaitre les bases pour se mettre à l’écriture, les bases pour créer une histoire, les bases pour créer un personnage de fiction, le langage adapté pour les enfants, le choix des notions.
Gageons qu’avec son statut de 10e art, la littérature de jeunesse qui mêle avec justesse le texte et l’illustration, pour une double interprétation sans limite autre que celle de la créativité du lecteur, plaira au grand public gabonais et même international.

