L’ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne au Gabon, Sao Tome-et-Principe et la CEEAC, Cécile Abadie, a révélé lors d’un point de presse le 15 février dernier à sa résidence de Libreville qu’elle devait renforcer le partenariat stratégique de son institution avec les médias gabonais et internationaux, car l’avenir politique, économique et sécuritaire du Gabon est en jeu. Surtout, depuis le coup de force du 30 aout 2023 et l’avènement du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
En effet, l’Union européenne (UE) est toujours le premier partenaire du Gabon dans de nombreux domaines, mais elle est confrontée à une concurrence de plus en plus vive. Aussi, durant les échanges avec les professionnels des médias, Cécile Abadie a affirmé qu’elle militera pour protéger l’indépendance et le pluralisme des médias afin qu’ils restent indépendants, innovants et durables et ne soient pas soumis à des ingérences injustifiées dans le cadre de leurs activités, qu’elles soient privées ou publiques. Pour l’ambassadeur de l’UE, les journalistes devraient être en mesure de faire leur travail, qui est d’informer les citoyens et de demander des comptes à l’autorité publique, sans craintes ni régimes de faveur. Force est de constater que ce changement de paradigme entre l’UE et la presse est aussi ambitieux que réaliste. L’ambassadeur Cécile Abadie ne peut pas tout faire partout. Elle doit se concentrer sur ce secteur où elle a une valeur ajoutée.

Cette idée de l’UE de travailler ensemble avec la presse doit être développée davantage. Elle ne doit pas être une exception, mais une règle. Enfin, l’Union européenne doit être plus concrète et plus visible pour ce qui est de l’application de ce partenariat stratégique.

