Pour évaluer la classe politique Gabonaise, il faut parler des partis politiques et des acteurs politiques qui animent la vie politique, afin de comprendre le jeu politique gabonais.
Avec officiellement 104 partis politiques, environ 40 000 acteurs politiques, (si on totalise le nombre de candidats aux dernières élections générales de 2023: présidentielle, législatives et locales), et les institutions politiques qui assurent la gouvernance de l’activité politique au Gabon, on remarque que l’exercice n’est pas facile.
Toutefois, les nombre de partis politiques bien une légère augmentation, n’influence pas le fait théorique qui voudrait qu’un parti politique devrait compter 19 400 membres. Ce n’est pas concrètement le cas, car la majorité des 104 partis politiques ne dépasse pas 5 membres et ne sont composés que des membres du couple du fondateur ou de sa famille.
Il y a ensuite le phénomène des alliances et des coalitions, mises en place par opportunismes, ce qui est une sorte d’échange entre le grand parti et les partis gazelles qui le soutiennent contre avantages (rémunérations et nominations).
En gros, c’est surtout chez les acteurs politiques qu’on remarque une véritable agitation politique.
Les résultats de cette agitation reflètent l’image de la classe politique gabonaise; d’où la nécessité de l’évaluer en détail.
Divers aspects sont à considérer pour le faire tels que la structure politique, les institutions, les acteurs et les résultats. Les indicateurs clés à considérer pour cette évaluation sont la représentativité des différents groupes et minorités au sein du système politique. Est-ce qu’il existe un processus démocratique transparent et inclusif ?
Les niveaux de participation des citoyens à la vie politique, notamment lors des élections, des référendums et des consultations publiques.
Le pouvoir judiciaire est-il indépendant et capable de contrôler les actions du pouvoir exécutif et du législatif.
Les niveaux de corruption et la transparence des institutions politiques. Les indicateurs de corruption peuvent inclure l’index de perception de la corruption de Transparency International, le nombre de cas de corruption impliquant des membres du gouvernement et les initiatives de lutte contre la corruption.
L’examen du respect des droits de l’homme et la protection de la démocratie dans le pays. Des indicateurs tels que l’index de démocratie de Freedom House ou l’indice des libertés publiques de la Fondation pour les études étrangères peuvent être utiles, les inégalités socio-économiques et la politique de redistribution des richesses. Des indicateurs tels que l’indice de Gini, le revenu médian et l’accès à l’éducation et à la santé peuvent être utiles, la stabilité politique du pays, y compris les relations internationales, les conflits internes et les guerres, la participation des femmes et des minorités, les politiques publiques mises en œuvre et les réformes effectuées par le gouvernement, et enfin, le prestige ou la réputation et l’influence du pays sur la scène internationale, en tenant compte des relations diplomatiques, des alliances et des partenariats.
C’est en tenant compte de tous ces indicateurs qu’on peut juger de la qualité de la classe politique gabonaise.
Le résultat, pour avoir essayé, n’est pas à l’optimisme.
Essayez à votre tour.

