Comment peut-on suspendre des partis politiques dans un pays sous prétexte qu’ils étaient alliés au PDG?
Comment suspendre le PDG et avoir des militants du PDG ou même anciens hiérarques de ce parti au sein du gouvernement ainsi qu’à des postes clés au sein de la Transition ?
Plusieurs responsables de la gestion des fonds Covid sont des pedegistes. Est-il juste de suspendre le PDG, entité morale mais que ces derniers, eux, ne soient pas inquiétés ?
Si l’on interdit à certains haut responsables de ce parti de se porter candidat, pourquoi tâtonner sur la question des massacres électoraux et postelectoraux ?
Aujourd’hui, on suspend les partis politiques. Demain, à qui le tour ? Les syndicats ? Les associations d’étudiants ? Qui ?
Le Dialogue National Inclusif (DNI) organisé par le CTRI acte la suspension du PDG par commissions et sous commissions dont certains membres sont eux-mêmes pedegistes ?
Je suis d’accord sur le fait que la dissolution des partis politiques peut être perçue comme une mesure antidémocratique. En effet, les partis politiques, en tant qu’entités morales, jouent un rôle crucial dans la représentation des intérêts et des aspirations du peuple. Il est donc essentiel de distinguer les actions des individus de celles de l’entité qu’ils représentent.
Il serait plus judicieux de tenir les individus responsables de leurs actes, en particulier ceux qui ont mené des politiques prédatrices, de gabegie financière et de népotisme, contribuant ainsi à la crise que traverse le Gabon. Ces actes, qui vont à l’encontre des intérêts du peuple gabonais, ne devraient pas être occultés par la suspension d’un parti politique.
La suspension du Parti Démocratique Gabonais (PDG) soulève des questions légitimes, notamment lorsque des membres ou anciens hiérarques de ce parti occupent encore des postes clés au sein du gouvernement ou de la transition. Cela pourrait être interprété comme une tentative de détourner l’attention des véritables problèmes et de ne pas traiter les questions de fond, telles que les responsabilités dans la gestion des fonds Covid ou les violences postélectorales.
En somme, la solution ne réside pas dans la suspension des partis, mais plutôt dans la poursuite judiciaire des individus fautifs pour qu’ils répondent de leurs actes. Cela permettrait de rétablir la confiance dans le processus démocratique et d’assurer que justice soit faite pour le peuple gabonais.
Ces interrogations après la plénière du DNI sont légitimes, mais je pense qu’il est important de les aborder avec une perspective plus large et historique. Vous remettez en question la suspension des partis politiques alliés au PDG, arguant que ces entités sont des entités morales distinctes. Cependant, il est crucial de reconnaître que le PDG a régné sans partage sur le Gabon pendant plus de 56 ans, avec une main de fer et des pratiques répressives qui ont causé des souffrances et des injustices au peuple gabonais.
La suspension du PDG et de ses alliés peut être interprétée comme une mesure nécessaire pour la transition démocratique du pays, compte tenu de l’histoire et des pratiques du parti. Il est vrai que tous les membres du PDG ne sont pas nécessairement coupables des mêmes méfaits, mais ils sont collectivement responsables des actions menées sous la bannière du parti.
Il y a la présence de militants du PDG au sein du gouvernement et à des postes clés pendant la transition. Il est légitime de questionner cette situation, mais il est également important de reconnaître que la transition démocratique implique des compromis et des ajustements pour assurer une évolution positive du système politique.
En ce qui concerne les actes délictueux, illégaux et anti-patriotiques commis par certains membres du PDG, il est primordial de les identifier et de les sanctionner, indépendamment de leur affiliation politique. La suspension du PDG ne vise pas à museler l’opinion, mais à promouvoir la responsabilité individuelle et à assurer la reddition de comptes pour les méfaits commis.
Le risque d’un retour vers un parti unique et d’un recul des libertés sont perceptibles. Cependant, il est important de considérer que la suspension des partis politiques n’est pas nécessairement une atteinte à la démocratie, mais peut être perçue comme une étape vers la réforme politique et la consolidation des institutions démocratiques.
En guise de conclusion, il est essentiel de reconnaître les souffrances endurées par le peuple gabonais sous le règne du PDG, et de soutenir les efforts visant à instaurer une transition démocratique et à promouvoir la justice et l’équité pour tous. Il est temps de tourner la page sur les pratiques du passé et de travailler ensemble pour un avenir meilleur pour le Gabon.
En plus des points déjà soulevés, il est important de reconnaître que, bien que de nombreuses critiques puissent être adressées au Parti Démocratique Gabonais (PDG), la dissolution d’un parti politique est une mesure extrême qui peut être perçue comme antidémocratique. Cette action peut sembler être une tentative de détourner l’attention des véritables enjeux et de protéger certains individus qui, bien que membres du PDG, sont responsables de méfaits envers les citoyens gabonais.
La démocratie repose sur la pluralité des opinions et la capacité des partis politiques à représenter divers segments de la société. En dissolvant un parti, on risque de priver une partie de la population de sa voix politique et de créer un précédent dangereux qui pourrait être utilisé à des fins politiques plutôt que de justice.
Il est donc crucial de maintenir l’intégrité du processus démocratique en se concentrant sur la responsabilisation des individus coupables de malversations et de corruption, plutôt que de punir collectivement une organisation entière. Cela permettrait de s’assurer que ceux qui ont causé du tort au peuple gabonais soient tenus de répondre de leurs actes devant la loi, tout en préservant les fondements démocratiques du pays.
Jean Kevin NGADI, une victime du système BONGO-PDG

