Depuis plus de 20 ans maintenant, Jim Fergus explore dans ses romans la place qu’occupent les Amérindiens dans la société américaine, la condition des femmes ou encore l’Histoire du « Nouveau-Continent ».
Son premier roman, Mille femmes blanches, maintenant traduit dans de nombreux pays. Ce roman est un véritable succès qui dure depuis des années.
Un succès qu’il doit notamment à sa capacité à mettre en lumière des faits historiques « oubliés » grâce à une documentation solide qu’il arrive à mettre au service de sa narration. Ses personnages, qui font souvent vibrer d’émotion celles et ceux qui lisent Jim Fergus, lui prêtent leur voix pour parler de nombreuses autres thématiques : le deuil, le devoir de mémoire, le génocide Cheyenne, la puissance des liens familiaux…
Après la trilogie des Mille femmes blanches et May et Chance, un tome indépendant dans lequel on retrouve ses premiers personnages, Jim Fergus est de retour avec un texte court mais néanmoins percutant : Le Monde véritable. Cette fable, illustrée par Anne-Gaëlle Amiot, raconte l’histoire de Molly, une héroïne hors du commun, et rend par la même occasion un hommage bouleversant à une culture pleine de vie que la civilisation moderne s’est efforcée d’éradiquer.
Le Monde véritable
Résumé : 1877 : Victime de violences conjugales, Molly McGill, une jeune institutrice, est condamnée pour le meurtre de son mari. Emprisonnée à Sing Sing, elle a l’occasion de s’en sortir en acceptant de rejoindre un convoi de mille femmes blanches destinées à épouser des guerriers indiens. Bientôt, elle découvre les mœurs des Cheyennes, leur culture, leur communion avec la nature, et trouve une liberté inespérée en adoptant leur mode de vie. Mais quelques mois plus tard, en dépit de tous les traités, l’armée américaine décime sa tribu. Molly a désormais le choix entre rejoindre une prétendue « civilisation » dont elle ne connaît que trop les méfaits ou dépérir dans une réserve. Elle décide alors, en compagnie d’un petit groupe de femmes, de suivre une vieille Cheyenne aveugle vers le « Monde véritable », un paradis selon la mythologie amérindienne. Et elle se retrouve en effet dans un véritable Éden, une prairie luxuriante au pied des montagnes, en compagnie de Hawk, son époux indien, de leurs filles, et de leur chien, Falstaff. Mais bientôt, une voyageuse impromptue se présente pour prévenir la petite communauté d’une menace imminente…
May et Chance
Résumé : Wyoming, 1876.
« Être décédée présente certains avantages » : ainsi recommence le journal de May Dodd, que tous ont cru morte l’année précédente. Du passé cependant, elle n’a rien oublié. Ni l’asile d’aliénés, où sa famille l’a jadis enfermée, ni sa fuite au désert, et son mariage à un puissant chef cheyenne.
Mais aujourd’hui qu’une nouvelle vie s’offre à elle, c’est à ses enfants qu’elle pense – ces enfants dont on l’a séparée et qu’avec son amant Chance, elle court retrouver à Chicago.
Là, le monde des Blancs les attend de pied ferme, et l’aventure aussi, sous les traits d’un certain Buffalo Bill…

