L’importance d’une prévision de l’impact des dépenses d’infrastructures routières apparaît lorsque l’on prend conscience de l’influence de cette variable sur l’activité économique. Les dépenses d’infrastructures routières sont sources de croissance économique à long terme. À court terme, les dépenses d’infrastructures routières ont un impact positif mais non significatif sur la croissance économique. L’investissement privé et le facteur travail sont sources de croissance économique à long terme.
Cependant, ces dépenses ne sont en aucun cas suffisantes à la croissance ; il convient alors de les améliorer. Par ailleurs, le capital routier étant un bien qui se déprécie, le gouvernement dans l’exercice de l’accélération de la croissance doit procéder régulièrement à l’entretien et au renouvellement des infrastructures routières (en cas d’usure totale) pour permettre à l’investissement public de jouer le rôle qui lui est dévolu dans l’économie. De plus, l’extension de la capacité de production et l’instauration des mesures d’ordre réglementaire permettront la création d’un environnement propice aux investissements privés.
Les dépenses d’infrastructures routières jouent donc un rôle décisif dans le processus de croissance économique au Gabon. Ainsi, pour doper la croissance, il serait nécessaire de créer les conditions favorables pour attirer l’investissement privé. Ces conditions se résument entre autre au renforcement des infrastructures publiques en général et celles liées au transport en particulier.
C’est pourquoi le gouvernement doit investir d’avantage dans le secteur routier, ce qui pourrait donner l’impression de tirer la croissance. Cependant, le secteur privé doit aussi jouer un rôle moteur dans le processus de croissance ; et ceci en renforçant les capacités de production de l’économie d’où l’importance d’accroître les investissements privés.

