Le mardi 07 mai 2024, le Directeur Général de la SEEG a répondu aux préoccupations des Députés de la Transition sur la situation actuelle des prestations de la SEEG.
Au nombre des interrogations, l’Honorable Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO a rappelé :
1. Plus de 132 milliards ont été mobilisés entre 2009 et 2023 par le système déchu pour améliorer la desserte en eau et en électricité, pour la SEEG qui détient le monopole dans ce secteur;
2. La SEEG sous-traite auprès d’un opérateur privé international qui a installé des groupes électrogènes depuis plus de 20 ans pour une facture de plus de 300 milliards/an. Le Responsable International de cet opérateur avait été reçu en janvier 2024 par le Premier Ministre,audience au cours de laquelle ledit opérateur a informé de sa volonté de poursuivre le partenariat avec l’ambition d’augmenter de 30% son offre. Une posture qui peut laisser transparaître que l’État et la SEEG ne veulent nullement se séparer de ce type de prestation comme si des personnes non identifiés de part et d’autres avaient mis en place un système pour s’enrichir autour de ce type de prestation;
3. La possibilité de l’existence des réseaux mafieux en internes de l’entreprise au regard de la multiplicité des entreprises sous-traitantes appartenant à plusieurs employés mais aussi des procédures de contentieux inopportunes dont le sentiment que certains responsables en profitent pour s’enrichir sous le dos de la SEEG et faire ainsi perdre beaucoup d’argent à l’État.
En réponse, le Directeur Général Mr Joël Lehman SANDOUNGOUT a rappelé qu’il n’était en fonction que depuis quelques mois mais qu’il s’attèle au quotidien lui et son équipe à répondre à ses préoccupations tout en rappelant que lui-même autrefois faisait partie de ceux qui se plaignaient de la qualité des services de la SEEG mais qu’aujourd’hui il doit à son tour subir ces mêmes critiques.
Au nombre des éléments de réponses :
1. La SEEG est liée à l’État par une concession d’exploitation. En ce sens, c’est à l’État de veiller à la qualité des investissements mis à la disposition de la SEEG. Ce n’est donc pas à la SEEG d’investir sur le réseau d’eau et d’électricité ;
2. Toutefois,malgré le fait que la SEEG n’a pas vocation à investir, la SEEG le fait notamment pour les investissements des projets Ntoum 6, MBOMO grâce à emprunt de 100 milliards de la SEEG auprès de la BGFI Banque (dont 40 milliards ont été décaissés à ce jour) car elle demeure avant tout une entreprise citoyenne ;
3. Un audit en 2019 a révélé que 475 milliards étaient nécessaires pour renouveler les investissements de la SEEG,laquelle SEEG avait plus de 250 milliards de dettes fournisseurs et que l’État, premier client de la SEEG devait à la société plus de 72 milliards. En effet, cela fait 5 ans que l’État n’a plus payé une seule facture à la SEEG ;
4. Les tarifs de la SEEG sont gelés depuis 2018 ce malgré le fait que le prix du carburant augmentait d’année en année quoi qu’une disposition existante mais non appliquée permettait à la SEEG a payé moins cher son carburant,chose dont la SEEG n’a jamais bénéficié. C’est cette année, grâce à l’arrivée du CTRI que cette disposition a commencée à être appliquée permettant désormais à la SEEG de payer moins chère son carburant. Aussi, dans les factures, 18% représente les taxes imposées par l’État(TVA, taxe pour ordures ménagères,etc…);
5. Avant, Libreville s’arrêtant à Ambowé, le dernier poste d’alimentation était situé à ce niveau. Cependant, l’extension de Libreville vers le nord sans création de postes d’alimentation nouveaux, fait que tous ceux d’Akanda,etc…sont connectés depuis le Poste d’Ambowé créant ainsi une saturation obligeant la SEEG a trouver des mesures palliatives dans l’attente des investissements nouveaux de la part de l’État dans ce sens ;
6. La SEEG rassure qu’il y a présentement un stock conséquent de compteurs pour ceux désireux d’en avoir et que les compteurs dits intelligents sont efficaces mais restent perturbée par les baisses de tensions et surtout les coupures occasionnées. En situation normale comme dans d’autres pays, ces compteurs sont assez bénéfiques ;
7. Afin de pallier à toutes ces questions, un programme interne de délestage existe au sein de la SEEG mais ne peut être communiqué afin d’éviter que ceux mal intentionnés pratiquants des actes de vandalisme s’en servent pour opérer,la SEEG s’excuse pour la gêne occasionnée ;
8. S’agissant de l’électricité, en plus des groupes électrogènes récemment acquis et distribués par les autorités de Transition sur l’ensemble du territoire, des centrales flottantes seront mises en œuvre pour aider à améliorer la desserte en eau et électricité ;
9. S’agissant de la desserte en eau, plusieurs travaux ont été réalisés dans le cadre du projet PIEPAL, lesquels travaux ont déjà permis à plusieurs zones dépourvues en eau depuis plus de 10 ans pour certaines d’avoir aujourd’hui de l’eau dans leurs robinets. Cela se poursuit pour un retour total à la normale d’ici 6 mois ;
10. La SEEG disposait de plus de 2.600 sous-traitants, le travail effectué a permis de ramener ce nombre autour de 280 aujourd’hui, de réduire les Directions de 09 à 06 aujourd’hui permettant à l’entreprise de réaliser des économies;
11. Toutes en présentant ses excuses pour l’attitude de certains agents(le service accueil, ceux revendant des compteurs de façon abusives,etc…) tels que présenté par les Parlementaires,le Directeur Général a rassuré que son équipe et lui se déploient au quotidien à améliorer la Gouvernance et l’image de l’entreprise mais également que la SEEG disposait d’un service juridique disposé à traiter de tout désagrément pour lequel la SEEG est officiellement saisi soit par un citoyen ou dans le cadre d’un contentieux.
Tout en prenant acte et en demeurant sur leur faim, les parlementaires se sont engagés à élargir ces auditions aux différentes parties prenantes dont les membres du gouvernement compétents sur la question afin que comme autrefois, la SEEG devienne de nouveau CORRECTE envers ses clients.
Honorable Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO
Député de la Transition.

