Qui a incarné l’Etat au moment de la faillite de la SNBG ? Qui a décidé de la vente ? Qui a choisi l’acheteur ? Où est passé l’argent de la vente ? Qu’a-t-on fait des agents qui ont perdu leur emploi à cause de cette faillite ? Autant de questions qui nécessitent l’audit de plusieurs biens de l’Etat. Or, cela ne se fera pas.
En vérité, la situation de la SNBG qui fait l’actualité sans même qu’on ne cite les coupables cela s’appelle la Distraction. En effet, depuis l’époque hégémonique de pouvoir dynastique et tyranique sans partage d’Omar BONGO et Associés, plusieurs Sociétés, Offices et projets de l’Etat à la vue de tous sont tombés en faillite, liquidés, d’autres entamés en éléphants blancs, voire non entamés, d’autres encore même détournés d’une province à une autre par des roitelets (SOTEGA, Air Gabon, OCTRA, SOGATRA, FODEX, BNCR, AGRIPOG, HEVEGAB, LA POSTE, COMUF, LA FOIRE DE L’INDÉPENDANCE, La cité SUBA vers Léconi, le Palais des Conférences dans la cité de la Démocratie, OKOUMÉ PALACE Intercontinental, MERIDIEN RE-NDAMA HOTEL ATLANTIQUE, NOVOTEL RAPONTCHOMBO, HOTEL DIALOGUE, HOTEL DOWÉ, etc.). Tout cela dans l’anonymat.
Les coupables sont pourtant très bien connus, promus et narguent les Gabonais. Personne n’en parle.
Au Gabon, c’est connu, lorsqu’il y a ce bruit, deux raisons sont à trouver :
1. Lorsqu’on veut étouffer une affaire, on crée une seconde pour détourner l’attention.
2. Lorsque quelqu’un du système/régime/loge n’est plus en odeur de sainteté avec le pouvoir, c’est l’occasion de lui régler ses comptes pour l’humilier et le rehausser plus tard s’il ne s’agénouie pas.
Quant aux populations habituées du militantisme aboutissant, elles verront cela comme un exploit, une volonté du pouvoir de travailler, pourtant, pour leurs propres intérêts.
La panthère

