Lors des débats au tribunal de Libreville, Noël Mboumba, ex-ministre du Pétrole, a révélé que ses déclarations initiales étaient dictées par le juge d’instruction pour incriminer Brice Laccruche Alihanga. Cette confession grave soulève plusieurs questions cruciales concernant l’intégrité du système judiciaire gabonais, les motivations politiques derrière l’affaire et les conséquences légales pour Mbouba.
Cependant, la révélation de Mboumba pose la question centrale de savoir, qui réellement influençait le juge d’instruction. Deux hypothèses principales émergent :
Dans un premier temps on serait emmener à penser à une pression Politique d’En Haut dont le juge d’instruction aurait pu agir sous les ordres de hauts responsables politiques ou gouvernementaux. Cette hypothèse suggère une utilisation du système judiciaire pour des règlements de comptes politiques.
Secondo, pour des intérêts Personnels, ou le juge aurait pu agir par intérêt personnel, cherchant à plaire à ses supérieurs ou à obtenir des avantages spécifiques. Cela implique une corruption au sein même du système judiciaire. Ce qui est peu problable au regard du contexte de cette affaire.
Par contre, monsieur Noël Mboumba, en avouant avoir fait de fausses déclarations sous pression, se trouve maintenant dans une situation juridique complexe dont voici les principaux aspects à considérer :
Complicité dans la condamnation de Laccruche Alihanga : Mboumba pourrait être accusé de complicité dans la condamnation injuste de Brice Laccruche Alihanga. En droit, la complicité implique une participation consciente et délibérée à un acte illégal. Toutefois, sa défense pourrait arguer qu’il a agi sous contrainte, ce qui pourrait atténuer sa responsabilité.
Péril pour faux témoignage : Mboumba risque également des accusations de faux témoignage. Dans de nombreux systèmes juridiques, fournir de fausses informations sous serment est un crime sérieux, puni de peines de prison et de lourdes amendes.
Protection en tant que lanceur d’alerte : si Mboumba peut prouver qu’il a été contraint de faire ces déclarations et qu’il agit maintenant pour corriger une injustice, il pourrait bénéficier d’une certaine protection en tant que lanceur d’alerte. Cela dépendra de la législation gabonaise sur la protection des témoins et des lanceurs d’alerte.
Implications Politiques et Judiciaires plus larges
Les aveux de Mboumba ont des implications profondes pour le système politique et judiciaire du Gabon car il y’a clairement crise de confiance dans le système judiciaire du fait que la révélation que des déclarations peuvent être dictées par des juges d’instruction sous influence externe érode la confiance publique dans l’impartialité et l’intégrité du système judiciaire. Cela peut entraîner des appels à des réformes judiciaires pour assurer l’indépendance des magistrats.
Si les accusations de pressions politiques sont fondées, cela pourrait provoquer des bouleversements au sein de l’appareil judiciaire, avec des appels à la responsabilité de hauts responsables. Les acteurs politiques impliqués dans cette affaire pourraient voir leur carrière compromise.
Les révélations de Mboumba pourraient mener à la réouverture de l’affaire Bertrabd ZIBI, Landry Amiang et bien d’autres qui ont été injustement mis en prison. Cela pourrait également inciter d’autres condamnés à contester leurs verdicts, alléguant des pressions similaires.
Il est impératif qu’une enquête indépendante pourrait soit lancée pour déterminer l’étendue des pressions exercées sur le juge d’instruction et pour identifier les personnes responsables de ces pressions. Cette enquête doit être nationale ou internationale, selon l’ampleur des accusations.
Pour restaurer la confiance publique, des réformes visant à garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire doivent être mises en place. Cela pourrait inclure des mesures pour protéger les juges contre les pressions politiques et des mécanismes de surveillance renforcés.
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