« Le Gabon n’appartient pas aux partis politiques mais aux citoyens » affirme Petit-Lambert Ovono

L’agitation des leaders des partis politiques gabonais dont la seule existence ne se justifie que par un simple récépissé du ministère de l’intérieur ne se comprend pas dans le fond, mais seulement dans la forme. Car comment comprendre que seulement une petite dizaine de partis politiques sur les 104 recensés au Gabon ont eu à envoyer un député à l’Assemblée nationale depuis 1990?

La raison en est pourtant simple, la majorité n’ont pas de troupes, ce sont des partis familiaux, claniques et ethniques, sans projet, sans vision, sans objectifs pour le Gabon, mais de simples fonds de commerce de chaque fondateur pour espérer toucher les fonds de financement des partis politiques, argent des contribuables.

Cependant, le Gabon est un pays qui appartient aux citoyens et non pas aux partis politiques.

Les partis politiques sont des groupes d’individus qui représentent les intérêts et les idéologies politiques spécifiques et cherchent à influencer les décisions gouvernementales. Les citoyens, en tant que membres d’un pays, sont ceux qui élisent leurs représentants, participent aux élections et aux référendums, et contribuent à la vie politique et sociale de leur pays.

Les partis politiques ne détiennent pas la souveraineté d’un pays, c’est la population qui a le pouvoir de décider de son gouvernement et de sa gouvernance.

Alors que les 670 gabonais présents au dialogue national inclusif ont fait la recommandation de suspendre les activités de tous les partis politiques en attendant la nouvelle loi sur les partis politiques, des esprits malins remettent cette résolution en cause. Dépourvus de militants, ils craignent de ne pas répondre aux nouvelles conditions qui seront exigées au moment du renouvellement des récépissés. Pourquoi cette crainte s’ils sont capables de remplir les conditions exigées pour la création d’un parti politique, de quoi certains leaders politiques ont-ils peur ?

Pour trancher cette affaire, deux pistes nous paraissent possibles : soumettre la limitation de la création des partis à des conditions draconiennes (1); limiter d’autorité le nombre de partis politiques au Gabon à trois (3): parti A, parti B, parti C.

Il est temps de restaurer nos institutions, les partis politiques en font partie.

Que le stylo de chef de l’État ne tremble surtout pas en signant la décision de la mise en œuvre de cette recommandation. Le vrai débat est là. Débattons avec passion.

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