Ancien candidat élu de la dernière élection présidentielle d’août 2023, Albert Ondo Ossa a uni sa sortie à celle d’un PC MAGANGA MOUSSAVOU, quatre fois candidat déjà candidat à l’élection de la présidence de la République avec les résultats que l’on sait. Leur sujet commun, la remise en cause des résolutions et des conclusions du Dialogue National Inclusif.
Si leur revendication est légitime, et s’ils croient avoir raison sur les 680 commissaires réunis dernièrement à Angondjé, quoi de plus simple que de solliciter l’arbitrage direct du peuple gabonais à travers un référendum? C’est le peuple qui est souverain et le consulter est gage d’une vraie démocratie. On s’attendait à cette proposition à la fin de leur conférence de presse, nos oreilles restent ouvertes.Nous ne discuterons pas la position de Luc Bengone Nsi pour qui c’est la France coloniale qui est à l’origine du sous développement du Gabon, et même responsable du détournement des deniers publics, de l’immigration clandestine Burkinabè, Malienne, Béninoise, Togolaise, bref, Aofienne au Gabon, etc.
Plus sérieuse est la sortie d’Alain Claude Bilie-By-Nze, premier ministre d’un pouvoir déchu pour incompétence, mal gouvernance, crimes économiques et de sang, dictature, tripatouillage et bidouillage des élections…. Solidaire de ce pouvoir, ACBBN s’érige aujourd’hui en objecteur de conscience; c’est à rigoler ; il parle de changement qu’ils n’ont pas réussi dans un seul secteur en 14 ans d’oppression du peuple ; il l’exige au CTRI en 8 mois de transition ? Voyons! C’est la réaction sous forme de boutade de l’honorable Jean Valentin Leyama qui est la plus amusante, affirmant que personne de la diaspora ne fait du poids face à ACBBN.
Nous avons déjà débattu avec Alain Claude à Paris sur Africa n°1 et au Gabon sur Gabon Première. Au-delà de la logomachie, une seule chose est à retenir en lien avec sa critique contre OLIGUI Nguema: l’absence de la maîtrise du changement dans sa diatribe.
Pour ACBBN et pour tous ceux qui parlent de changement, retenons que la théorie du changement est un outil largement utilisé dans le domaine du développement, de la planification stratégique et de l’évaluation des programmes, notre dada. C’est une approche systématique qui décrit comment et pourquoi un changement spécifique est censé se produire dans une situation donnée. En d’autres termes, elle décrit la séquence d’actions qui doivent être entreprises pour atteindre un résultat souhaité.
Une théorie du changement typique comprend les éléments suivants :
1. Problème ou besoin à résoudre: C’est la situation actuelle qui nécessite un changement. Il peut s’agir d’un problème social, économique, environnemental, etc.
2. Solution proposée: La théorie du changement identifie la solution ou l’approche qui sera mise en œuvre pour aborder le problème.
3. Activités clés: Les actions spécifiques qui seront entreprises pour mettre en œuvre la solution proposée.
4. Résultats attendus: Les changements ou résultats spécifiques que l’on espère voir se produire à la suite des activités mises en œuvre.
5. Impact: L’impact à long terme ou les résultats ultimes que l’on espère atteindre en résolvant le problème initial.
En résumé, la théorie du changement aide à clarifier la logique derrière un programme ou une initiative, à définir des objectifs clairs et à guider la collecte de données pour évaluer l’efficacité des actions entreprises.
De quel changement peut se prévaloir ACBBN et son régime déchu ?
Si ce n’est pas animer simplement la galerie, c’est simplement chercher à exister. Dur dur, commencer à vivre le changement dans l’opposition.Dieu est Grand, le diable est petit.

