« Le Culte de la Personnalité en Transition : Une menace pour la Démocratie au Gabon » par Alice Adibet

Le culte de la personnalité, tel qu’observé autour du président de la Transition Le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema et de son épouse, révèle une dérive politique inquiétante au Gabon. En s’engageant dans la construction de vastes infrastructures telles que « Oliguiville » à Oyem et le « Centre médical maman Zita Oligui Nguema » à Lebamba, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) semble consolider un pouvoir centralisé autour de la figure présidentielle.

Cette pratique, bien que présentée comme un hommage, rappelle les tendancesu autoritaires des régimes précédents, où la glorification du dirigeant et de sa famille servait à maintenir leur emprise sur le pays.

La mise en avant de ces projets sous le nom du président de la Transition et de son épouse reflète une stratégie de communication visant à renforcer leur légitimité et à perpétuer leur règne. Ce phénomène soulève des préoccupations quant à la concentration du pouvoir et à l’érosion des principes démocratiques, car il réduit la politique à une adoration de la personne au détriment des institutions et des processus démocratiques.

De plus, le refus de reconnaître ouvertement ce culte de la personnalité par certains cadres du gouvernement et politique au sens large, soulève des questions sur la transparence et l’honnêteté du régime. En refusant de reconnaître l’évidence, ils cherchent à dissimuler les véritables motivations derrière ces projets d’infrastructures, qui semblent être plus une manifestation de pouvoir personnel qu’une réponse aux besoins réels de la population.

En fin de compte, le culte de la personnalité autour du président de la Transition et de son épouse constitue une menace pour la démocratie et la stabilité politique au Gabon.

Il aurait été un impératif que la société civile et la classe politique restent vigilantes face à de telles dérives afin de préserver les fondements d’une gouvernance démocratique et transparente, mais le CTRI à travers ses nominations parachutes, a réduit au silence les dernières personnalités qui auraient pu jouer un rôle de contre-balance politique.

Manifestement, le pays s’enlise dans le sable mouvant, à en perdre tous les appuis.

Et quand vos pieds sont dans le sable mouvant, il vous est pratiquement impossible de vous en sortir seul. Et donc, aucun a l’intérieur du système CTRI ne peut se sauver de ce qui se passe.

La solution est à l’extérieur.Bonne journée,

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