« Résolutions ou Recommandations, ou les deux, qu’est-ce qui est sorti du Dialogue National Inclusif ? » Par Petit-Lambert Ovono

Les recommandations et les résolutions sont des résultats importants d’un processus de dialogue, mais ils ont des caractéristiques et des implications légèrement différentes :

Les recommandations sont des suggestions, des propositions ou des conseils formulés par les participants au dialogue national inclusif pour aborder des problèmes spécifiques, proposer des solutions ou guider les actions futures. Elles sont généralement plus flexibles que les résolutions et peuvent être interprétées et mises en œuvre de différentes manières par les autorités compétentes. Les recommandations ne sont pas contraignantes, ce qui signifie qu’elles n’ont pas force de loi et ne sont pas juridiquement contraignantes, mais elles sont censées guider les décideurs dans leurs actions futures.

Par contre, les résolutions sont des décisions formelles prises par les participants au dialogue national inclusif pour traiter des questions spécifiques, énoncer des principes ou des objectifs clairs et définir des actions concrètes à entreprendre.

Les résolutions sont généralement contraignantes et ont un caractère plus formel que les recommandations. Elles engagent les parties prenantes à respecter les décisions prises lors du dialogue.

Les résolutions peuvent avoir un impact juridique ou politique plus fort que les recommandations, car elles peuvent être intégrées dans des politiques, des lois ou des accords officiels.

En résumé, les recommandations sont des suggestions ou des conseils non contraignants formulés par les participants à un dialogue, tandis que les résolutions sont des décisions formelles et contraignantes prises pour traiter des questions spécifiques. Les recommandations sont généralement plus flexibles et orientées vers des actions futures, tandis que les résolutions ont un caractère plus formel et peuvent avoir un impact plus direct sur les politiques et les actions à entreprendre.

Poser cette distinction permet de comprendre ce que le Dialogue National Inclusif (DNI) a consigné dans son rapport final.

Pour les gabonais, les commissaires du DNI ont adopté des résolutions et non de simples recommandations. Leurs réactions depuis le fin du dialogue prouvent qu’ils partagent largement ces résolutions. Les voix dissonantes, normales en démocratie, n’ont pas pour objectif l’intérêt national, mais la défense des intérêt particuliers.

C’est pour clarifier cette situation qu’est attendue l’intervention prochaine du premier ministre chef du gouvernement de la transition.

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